C. ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LA NATURE DIVINE
Dans ses rapports avec le Père.
\) Il atteste qu'il n'a avec son Père céleste qu'une même nature et une môme divinité : « Ego et Pater unum sumus. » — 2) Ces mots doivent être pris, non dans un sens métaphorique, mais dans leur sens propre et rigoureux. En effet, a) les Juifs, à cause de ces paroles, accusent Jésus-Christ de blasphème et le jugent digne de mort. « Sustulerunt ergo lapides Judœi, ut lapidarent eum. » — « Non de bono opère lapidamus te, sed de blasphemiâ, quia tu homo cùm sis, facis te ipsum Deum. » — b) Jésus ne récuse en rien l'interprétation que les Juifs faisaient de ses paroles, bien qu'ils les prissent au sens propre et littéral. — 3) Mais il réfute l'objection des Juifs, qu'étant homme, il ne
(a) Suivant le grec.
l. xiii, 31-33. — § LXXXVII. menaces d'hérode. 207
pouvait être Dieu, en montrant que ses œuvres miraculeuses établissaient sa divinité sans détruire son humanité : « Multa bona opéra ostendi vobis. Quem Pater sanctificavit, etc. »
II Dans ses rapports avec les autres jyrophètes envoyés de Dieu.
1) Quelquefois ces dénominations de Fils de Dieu, et môme de dieux, ont été attribuées, dans les saintes Ecritures, à de simples hommes : « Egodixi : DU estis.» — 2) Ces expressions, prises alors dans un sens impropre et figuré, désignaient ceux qui, par leur dignité et le ministère qu'ils remplissaient, étaient en quelque sorte les représentants de Dieu, les images de la Majesté divine sur la terre. (Exod.., xxi, 6 ; Deut., i, 17).* — 3) Mais, à l'égard de Jésus-Christ, ces expressions doivent être prises dans un sens strict et rigoureusement littéral, et signifient que, bien qu'il soit homme, il est réellement Dieu ; ce qu'il prouve a) par sa vie, d'une sainteté et d'une pureté à laquelle nul homme ne pourrait atteindre : « Quem Pater sanctificavit; » — b) par ses œuvres divines qui ne peuvent être faites que par un Dieu toutpuissant : « Si mihi non vultis credere, operibus crédite. »