III. En quoi consiste la sanctification du dimanche
Elle consiste 1) à assister à la messe, à l'office divin ; — 2) à assister aux instructions publiques, ou à y suppléer par de bonnes lectures; — 3) à purifier son cœur de toute passion coupable... — 4) à s'appliquer aux œuvres de miséricorde.
IY. Quel est le crime du profanateur du dimanche?
Il se rend coupable, 1) envirs Dieu, qu'il méprise, qu'il insulte publiquement et à la face du ciel ; — 2) envers lui-même : il ('-puise sa santé par un travail sans relâche, il attire sur lui et sa famille la malédiction divine, il s'expose à la damnation éternelle ; — 3) envers le prochain, par le scandale qu'il lui donne.
c. c'est un devoir, pour les chrétiens, de traiter les animaux
avec douceur : « Cujus vestrùrn asinus aut bos... etc. »
1) Ce sont les créatures de Dieu, qui les nourrit, et pourvoit à leurs besoins... : « Pater rester cœlestis pascit Ma... » — 2) Ils sont pour nous une source de bienfaits et de jouissances par leurs services..., leurs chants mélodieux..., leur chair, qui nous sert de nourriture... : « Et omne quod moeetur, et vivit, erit vobis in cihum... » (Gen., ix, 3). — 2) Ils nous donnent des leçons de sagesse..., nous enseignent à connaître, à admirer et à louer la toute-puissance, la sagesse, la bonté, la Providence divine, etc. Le chien nous apprend la fidélité, l'agneau la douceur, la poule l'amour maternel, le coq la vigilance, la cigogne la piété filiale, les oiseaux nous invitent à louer Dieu et à attendre notre subsistance quotidienne de sa main paternelle, la fourmi nous enseigne le travail et l'économie... : « Vade ad formicam, 6 piger, etc. » (Prov., vi, 6-8). — 4) L'insensibilité et la dureté envers les animaux conduisent naturellement à l'insensibilité et à la dureté envers les hommes : « Novit justus jumentomm suorum animas; viscera aulem impiorum crudelia » (Prov.., xn, 40).
d. de l'esprit qui doit diriger le chrétien dans ses rapports
de société (12, 13).
I. L'homme mondain, dans ses rapports de société, ne se laisse guider que par ses goûts ou par ses intérêts.
1) Ce n'est point par bienveillance, par charité fraternelle, qu'il les recherche, mais dans l'intérêt de sa vanité, de son ambition, de ses plaisirs : « Càm facis prandium, noli vocare amicos..., neque vicinos divites. » — 2; C'est pour cela qu'il se lie a\ e ceux qui peuvent lui être utiles dans ce but, qui peuvent lui offrir dos protecteurs., des flatteurs, des compagnons de plaisirs, etc. : « Noli vocare.., etc. » — 3) Son hospitalité spïendidc, affectée, n'est qu'un calcul... ; il donne
peu, pour recevoir beaucoup : « Ne forte te et ipsi reinvitent, et fiât tibi retributio, »
II. Le chrétien, au contraire, dans ses rapports de société, est dirigé par un esprit de désintéressement et de charité.
1) Il ne repousse pas la société de ses amis, de ses égaux, de ses parents, car il veut vivre avec tous en union et en paix ; — 2) mais il n'est pas guidé par un vil intérêt, par des considérations égoïstes...; il ne donne pas pour recevoir : « Beatus eris, quia non habent retribuere tibi. » — 3) Il aime et recherche par préférence la SQciété des humbles, des pauvres, des infortunés, parce qu'il voit en eux des frères, des enfants du même père, et qu'il sait que tout ce qu'il fait pour eux ne sera pas perdu pour le ciel : « Voca pauperes, débiles..., retribuetur tibi in resurrectione justorum. »