I. La conduite de Jésus
Nous y apprenons :
1) Le devoir de faire tout le bien qui est en notre pouvoir. — a) Jésus répand ses bienfaits : aa) en tout lieu ; bb) sur les personnes de tout âge, do tout sexe, de toute condition; ce) en tout temps, sans être arrêté par aucune fatigue; dJ) en toutes circonstances, ne comptant pour rien le chaud, le froid, etc. : « Et iteràm exiens de finibus Tyri, venit per Sidunem, etc. » — b) C'est aussi ce que nous devons faire : aa) nous devons consacrer à Dieu tout ce que nous avons reçu de lui, les facultés naturelles et spirituelles qu'il nous a données, etc. ; bb) nous devons rendre compte à Dieu do chacune de nos actions, do nos omissions, de toutes les grâces rendues inutiles.
2j Le devoir d'élever nos cœurs et nos yeux vers le ciel, de vivre continuellement sous les yeux et en la présence de Dieu. — a) Jésus nous en effre l'exemple dans la guérison du sourd cl muet : « Suspiciens in cœlum ingemuit. » — 6) C'est ce qu'il faisait chaque fois qu'il priait, qu'il bénissait, qu'il opérait des miracles, etc. — c) C'est aussi ce que nous devons faire à son exemple. L'amour de Dieu doit être l'âme de toutes nos actions. Riais comment pouvons-nous aimer Dieu, si nous no pensons jamais à lui, si notre cœur n'a pas l'habitude de s'élever vers lui"? « Quœ sursinn sunt sapite, non quœ super terram » (Col., ni, 2; fifebr, xn, 2).
3) Le devoir de ne chercher dans tontes nos actions que la gloire de Bien. — a) Jésus nous en donne l'exemple : aa) dans la guérison du sourd et muet : « Et prœeipit lîlis ne cui dieerent; » bb) toujours et partout... Il se cache lorsqu'on veut le faire roi. Il peut dire avec vérité : « Ego non quœro ghriam nieam » (Jo.. vin, §0). — b) C'est aussi ce que nous devons faire : « Quigloriatur iti Doihino glorictur. » — « Non enim qui se ipswm çommendûi, iïle flrobtilas est, seiqytem Dettè commenTlat » (II. Cor., x, 47-18). — « Gardez-vous de chercher dans les louanges des hommes une vaine et faible récompense, qui nous priverait de la récompense solide et magnifique que Dieu nous réserve dans les deux » (S. boni.).