III. Sa manifestation future
Jésus-Christ se manifestera, 1) comme un Roi infiniment juste et infiniment libéral, dans les récompenses qu'il donnera à ses fidèles serviteurs, suivant leurs mérites, » donnant beaucoup à celui qui aura fait fructifier les dons qu'il a reçus : « Ettge. serre boue, eris potestatem Indiens super décent ciriliites; » — 6| donnant moins, mais toujours généreusement, à celui dont les mérites sont moindres : « Et httic ait : El tu esto super ou impie ciritates. » — 2) Comme un Juge sévère et redoutable, dan- la punition, a) de ses serviteurs négligents
et infidèles : « Auferte ab illo, et date illi qui decem mnas habet. » — « Ab eo qui non habet, et quod habet auferetur ab eo; » — b) de ses ennemis déclarés : « Verumtamen inimicos meos illos, qui noluerunt me regnare super se adducite, et interficite antè me. »
B. LE BIENFAIT INAPPRECIABLE DE LA VUE. (Mt XX. 29-34).
I. La vue est un don inappréciable que nous devons à la bonté de Dieu.
Qui n'admirerait, 1) quant à la configuration extérieure de l'œil, sa position au haut de la tète, la cavité qui le protège, les paupières qui le recouvrent, les sourcils et les cils qui le défendent de la poussière, etc., etc.? — 2j Quant à sa construction intérieure..., les différentes parties qui le composent, la cornée transparente, la pupille, le cristallin, l'humeur vitrée, la rétine, le nerf optique, etc.? — 3) Sa puissance merveilleuse d'apercevoir les plus gros comme les plus petits objets, les plus près comme les plus éloignés, d'être le miroir de la nature, l'interprète de l'âme, etc.? — 4) Qui ne plaindrait le malheur du pauvre aveugle, privé du beau spectacle de la nature, de ses semblables, moins à plaindre encore, toutefois, que l'aveugle spirituel, qui ne connaît ni Dieu, ni soi-même?
II. Nous devons reconnaître ce bienfait par le bon usage que nous en faisons.
A) Ouvrant nos yeux, pour arrêter nos regards, a) sur nous-mêmes, nos misères, nos besoins, les dangers qui nous environnent, afin de veiller sur nous-mêmes et de recourir à celui qui seul peut nous sauver ; — b) sur le prochain, pour imit t ses bons exemples, et secourir sa misère ; — c) vers le ciel, pour élever nos cœurs et mépriser la terre et tout ce qu'elle contient; — d) sut' les créai ares qui nous environnent, afin de nous élever vers le Créateur, de le connaître, le louer et l'aimer. — 2) Les fermant à tout ce qui pourrait nous scandaliser et nous perdre : « Pepegi fœdus cum oculis meis. »