‹ L'évangile expliqué, défendu, méditéChapitre 59 sur 419 · B. JÉSUS PRÉDIT SES SOUFFRANCES · texte numérisé non relu

B. JÉSUS PRÉDIT SES SOUFFRANCES

Considérons : 4) le temps où il fait cette prédiction :« Exindè,- » dès lors,, c'est-à-dire lorsqu'il eut confirmé ses Apôtres dans la foi en sa divinité. — C'est un Dieu qui meurt pour nous ! Qui pourra sonder cet abime? — 2) Ceux à qui il l'a fait : « Discipulis suis. » — Les véritables disciples de Jésus-Christ ne se lassent pas de méditer la passion de leur divin Maitre ; ils y trouvent une manne cachée. — 3) La nécessité des souffrances et de la passion de Jésus-Christ pour sauver les hommes : « Quia çporteret. » — Sans doute, cette volonté n'était pas absolue et Jésus était libre de s'y soustraire; mais c'était la volonté de son Père et l'unique moyen de sauver les hommes ; pouvait-il reculer? — C'est aussi la volonté de Dieu que nous portions notre croix. — 4) Son ardeur à les accepter. « Quia oporteret euin ire Jerosolymam. » Oui, pour obéir aux ordres de son Père, Jésus ira, de lui-même et sans résistance, vers le lieu où il doit être immolé ; que dis-ie? il y courra de toute l'ardeur de son âme. — Acceptons donc avec la même ardeur, avec résignation du moins, la croix que la Providence nous réserve ! — 5) Le lieu de son supplice : « Quia oporteret ire Jerosolymam. » Ce n'est pas une bourgade obscure de la Galilée, c'est la capitale même de la Judée qui doit être le témoin de sa mort ignominieuse. — On ne pourra pas, du moins, en contester la certitude historique. — Que notre gloire, devant les hommes, soit de souffrir et d'être humilié pour Jésus-Christ. — 6) Le titre en vertu duquel il marche à la mort : « Filium hominis. » C'est le Fils de l'homme, le second Adam, le Père d'une nouvelle génération d'hommes, rachetés et régénérés par la vertu de son sang. — Profitons du bienfait de la rédemption, et mettons en lui toute notre confiance. — 7) La nature de ses souffrances : « Multa pati. » — Il ne s'agit pas ici de souffrances légères, tolérables, mais de souffrances excessives, inouïes, qui effraient et accablent l'imagination. — La moindre souffrance de l'Homme-Dieu aurait suffi pour expier les péchés du monde... ; mais l'amour ne marchande pas. ne calcule pas. — Et nous ne pouvons nous résoudre au moindre sacrifice, pour celui qui nous a tant aimés? — 8) Ses ennemi?. — Ce sont les Juifs, le peuple choisi, pour lequel il était spécialement envoyé...; c'est la synagogue gui le méconnaît, le repousse, le crucifie : << A Senioribus et Scribis, principibus sacerdotum. » — Et moi, qui ai reçu tant de grâces, ne suis-je * pas aussi du nombre des ennemis de Jésus-Christ? « Tu vero unantin is. » — 9) Sa mort : « Et occidi. Factus obediens usque ad mortem... mortem autem crucis. » — La mort sur un gibet infâme ! — Voilà jusqu'où Jésus-Christ nous a aimés! — Ne l'aimerons-nous pas à notre tour? — 10) Sa résurrection : « Et tertiâ die resurgere. »'— Pour prédire avec tant d'assurance, avec tant de précision, non-seulement Deiiaut. L'Evanc— T. III. »

86 l'eaangile expliqué, défendu, médité.

sa mort, mais encore sa résurrection, il fallait nécessairement être Dieu — Mourons au monde, au péché, afin de ressusciter avec Jésus- Christ.

D. du salut (m1. 24-26).

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