II. Il nous donne comme un aoant-goâl des joies célestes
]) Les Apôtres hors d'eux-mêmes, inondés des joies célestes qui remplissent leur cœur, ne désirent plus que la prolongation de leur bonheur : « Bonum est nos hic esse... faciamus. etc. » — 2) Ils entendent des paroles ineffables, qui ne peuvent venir que du ciel : « Ecce vox de nube dicens, etc. » — 3) Le sentiment de la présence de Dieu, en leur rappelant leur néant, leur indigence et leur indignité, les remplit d'une sainte frayeur : « Ceciderunt in faciem suam, et thnucrunt valdè. » — 4) Us apprennent, par l'expérience,, que cette vie présente n'est pas le lieu des jouissances et des joies permanentes ■ « Neminem vidcrnnt nisi solum Jesum. »
III. Il nous inspire foi et confiance dans le triomphe futur et définitif de l'Eglise.
Les promesses prophétiques de Jésus-Christ, qui ont commencé à s'accomplir lors de la résurrection : « Donec Filius hominis resurgat, » furent alors comprises dans leur véritable signification, c'est-à-dire que : 1) le Sauveur sera élevé au-dessus de ses ennemis, qui ne pourront l'atteindre : « In montent excclsnm seorsùm. » — 2) La lumière de son Evangile éclairera tous les hommes et tous les siècles, sa gloire sera manifestée à tout l'univers : « Resplenduit faciès ejus sicutsol, etc. »
— 3) Sous la protection tutélaire de son Eglise, tous les peuples jouiront des douceurs de la paix, du moins s'ils en sont dignes : « Bonum est nos hic esse. » — 4) Tous écouteront sa voix, et il n'y aura plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur : « Ipsum audite. »