‹ L'EvangileChapitre 23 sur 108 · LES SCANDALES · texte numérisé non relu

LES SCANDALES

d'eau est refusée au damné ; mais la coupe d'eau offerte au disciple du Christ, à cause de lui, aura sa récompense (67).

Si, au lieu d'une chose bonne, on présente au prochain quoi que ce soit qui le porte au mal, surtout si ce prochain est un humble disciple du Christ, on commet un crime. Mieux vaudrait pour celui qui cause le scandale qu'on le précipitât au fond du lac. Au moins, en se perdant lui-même, il ne perdrait pas les autres. Notre-Seigneur parle de lui attacher au cou une meule d'âne, pour assurer son immersion définitive.

Pour moudre leur blé, les Israélites plaçaient le grain entre deux pierres, et, en faisant tourner la pierre de dessus sur celle de dessous, ils réduisaient le grain en farine. On avait aussi des meules plus lourdes et plus puissantes, dont la pierre supérieure était mise en mouvement par un âne, et non plus par des femmes, comme c'était l'ordinaire.

Le Sauveur répète ensuite un avis qu'il a déjà donné sur la nécessité de sacrifier tout ce qui peut porter au mal (46).

Il rappelle encore le supplice des damnés, dont limage est fournie par les monceaux d'immondices qu'on livre au feu dans la vallée de la Géhenne. Les vers pullulent dans cette corruption que le feu consume sans jamais s'éteindre. Ces vers et ce feu figurent tous les tourments dont sont accablés les damnés, et qui les atteignent dans tout leur être.

Ayez du sel en cous et ayez la paix entre vous. Les victimes des sacrifices anciens ne pouvaient être offertes à l'autel qu'après avoir été salées. Le disciple du Christ doit être salé par le feu, non pas celui de l'enfer, mais celui que le Sauveur est venu apporter sur la terre (107), celui qui purifie et vivifie les âmes en mettant en elles la grâce divine et en

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