CORRECTION FRATERNELLE
« Je vous le dis encore, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, quoi qu'ils demandent, ce leur sera accordé par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. »
Si ton frère t'a offensé. Les disciples ne sont pas nécessairement parfaits. L'un d'eux peut s'oublier jusqu'à offenser son frère. Le Sauveur indique la manière de procéder en pareil cas. Il faut recourir successivement d'abord à un accommodement privé, ensuite à l'intervention d'un ou de deux témoins conciliateurs, enfin au jugement de l'Eglise ellemême. Celui qui résiste à ces trois instances mérite d'être traité comme les Juifs traitent les païens et les publicains : ils les tiennent à l'écart.
Les apôtres, en tant que chefs de l'Eglise, reçoivent ici le pouvoir de lier et de délier qui a déjà été attribué à Pierre (80). Leurs décisions, dans les différends entre disciples comme en toute autre matière, seront ratifiées dans le ciel.
Au lieu de se laisser diviser entre eux, les disciples doivent au contraire s'accorder ensemble. Leur accord, surtout dans la prière, a une telle puissance auprès du Père, que deux on trois qui s'entendent peuvent tout obtenir et que le Sauveur est. au milieu d'eux.
121. pardon des offenses. «Prenez garde à vous. Si ton frère t'offense, reprends-le, et s'il fait pénitence, pardonne-lui. »
Pierre s'approcha et lui dit : « Seigneur, quand mon frère aura péché contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je? Est-ce jusqu'à sept fois? »