‹ L'EvangileChapitre 7 sur 108 · JÉSUS CHEZ MARTHE ET MARIE · texte numérisé non relu

JÉSUS CHEZ MARTHE ET MARIE

Belhanie, près de Jérusalem. Mais, si l'itinéraire tracé par saint Luc est exact et si son récit est suivi, le bourg dans lequel arrive maintenant le Sauveur ne peut être qu'en Galilée. La famille amie de Jésus était dans l'aisance ; il n'est donc pas étonnant qu'elle ait possédé une autre maison ailleurs qu'à Bethanie. Les deux sœurs se joignaient volontiers aux autres saintes femmes qui prenaient soin de Jésus dans ses voyages, et Lazare n'apparaît pas ici ; il est probablement resté dans la maison voisine de Jérusalem.

Marie a choisi la meilleure part. Quand le Sauveur arriva dans la maison avec ses apôtrt s, Marthe se mit activement à la préparation du repas, tandis que Marie Madeleine, assise aux pieds du Seigneur, ne songeait qu'à l'écouter parler, sans prendre aucune part aux préparatifs. Marthe, très empressée, finit par faire remarquer à Jésus l'abstention de sa sœur. Elle ne s'adiesee pas à Marie, mais au Maître, pour qu'il décide lui-même ce qu'il y a à faire.

Répondant aimablement à Marthe, le Sauveur constate en effet qu'elle s'occupe de beaucoup de choses avec un empressement fébrile. Mais tous ses soins portent sur le superflu. Elle veut faire honneur à son hôte, sans doute, mais elle va bien au-delà du nécessaire. Le nécessaire par excellence, c'est de se préoccuper du bien de son âme ; il importe donc beaucoup moins de nourrir le Sauveur corporellement que de se faire nourrir par lui spirituellement. Marie l'a compris ; la part qu'elle a choisie est la bonne, et elle ne lui sera pas ôtée.

Il y a là comme un conflit entre les devoirs de la vie matérielle et ceux de la vie spirituelle, Certaines âmes sont appelées à la vie contemplative, et c'est une vocation de choix ; d'autres ne sont faites que pour la vie active. Mais il y a une mesure à garder

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