IV. Donnez-nous notre pain de chaque jour
Donnez-nous la nourriture pour l'entretien des forces du corps; donnez-nous aussi la nourriture spirituelle pour le développement de notre Esprit.
La brute trouve sa pâture, mais l'homme la doit à sa propre activité et aux ressources de son intelligence, parce que vous l'avez créé libre.
Vous lui avez dit : « Tu #tireras ta nourriture de la terre à la sueur de ton front; » par là, vous lui avez fait une obligation du travail, afin qu'il exerçât son intelligence par la recherche des moyens de pourvoir à ses besoins et à son bien-être, les uns par le travail matériel, les autres par le travail intellectuel; sans le travail, il resterait stationnaire et ne pourrait aspirer à la félicité des Esprits supérieurs.
Vous secondez l'homme de bonne volonté qui se confie à vous pour le nécessaire, mais non celui qui se complaît dans l'oisiveté et voudrait tout obtenir sans peine, ni celui qui cherche le superflu. (Ch. xxv.)
Combien en est-il qui succombent par leur propre faute, par leur incurie, leur imprévoyance ou leur ambition, et pour n'avoir pas voulu se contenter de ce
3S2 CHAPITRE XXVIÏL
que vous leur aviez donné! Ceux-là sont les artisans de leur propre infortune et n'ont pas le droit de se plaindre, car ils sont punis par où ils ont péché. Mais ceux-là mêmes, vous ne les abandonnez pas, parce que vous êtes infiniment miséricordieux; vous leur tendez ane main secourable dès que, comme l'enfant prodigue, ils reviennent sincèrement à. vous. (Ch. v, n° 4.)
Avant de nous plaindre de notre sort, demandonsnous s'il n'est pas notre ouvrage; à chaque malheur qui nous arrive, demandons-nous s'il n'eût pas dépendu de nous de l'éviter; mais disons aussi que Dieu nous a donné l'intelligence pour nous tirer du bourbier, et qu'il dépend de nous d'en faire usage.
Puisque la loi du travail est la condition de l'homme sur la terre, donnez-nous le courage et la force de l'accomplir; donnez-nous aussi la prudence, la prévoyance et la modération, afin de n'en pas perdre le fruit.
Donnez-nous donc, Seigneur, notre pain de chaque jour, c'est-à-dire les moyerfc d'acquérir, par le travail, les choses nécessaires à la vie, car nul n'a droit de réclamer le superflu.
Si le travail nous est impossible, nous nous confions en votre divine providence.
S'il entre dans vos desseins de nous éprouver par les plus dures privations, malgré nos efforts, nous les acceptons comme une juste expiation des fautes que nous avons pu commettre dans cette vie ou dans une vie précédente, car vous êtes juste; nous savons qu'il n'y a point de peines imméritées, et aue vous ne châtiez jamais sans cause.
Préservez-nous, ô mon Dieu, de concevoir de l'envie contre ceux qui possèdent ce que nous n'avons pas, ni même contre ceux gui ont le superflu alors que nous
manquons du nécessaire. Pardonnez-leur s'ils oublient la loi de charité et d'amour du prochain que vous leur avez enseignée. (Ch. xvi, n° 8.)
Écartez aussi de notre esprit la pensée de nier votre justice, en voyant la prospérité du méchant et le malheur qui accable parfois l'homme de bien. Nous savons maintenant, grâce aux nouvelles lumières qu'il vous a plu de nous donner, que votre justice reçoit toujours son: accomplissement et ne fait défaut à personne; que la prospérité matérielle du méchant est éphémère comme son existence corporelle, et qu'elle aura de terribles retours, tandis que la joie réservée à celui qui souffre avec résignation sera éternelle. (Gh. v, nos 7, 9, 12, 18.)
V. Remettez-nous nos dettes comme nous les remettons à ceux qui ?ious doivent. — Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Chacune de nos infractions à vos lois, Seigneur, est une offense envers vous, et une dette contractée qu'il nous faudra tôt ou tard acquitter. Nous en sollicitons la remise de votre infinie miséricorde, sous la promesse de faire nos efforts pour n'en pas contracter de nouvelles.
Vous nous avez fait une loi expresse de la charité; mais la charité ne consiste pas seulement à assister son semblable dans le besoin; elle est aussi dans l'oubli et le pardon des offenses. De quel droit réclamerions-nous votre indulgence, si nous en manquons nous-mêmes à l'égard de ceux <Jont nous avons à nous plaindre ?
Donnez-nous, ô mon Dieu, la force d'étouffer dan
notre âme tout ressentiment, toute haine et toute rancune; faites que la mort ne nous surprenne pas avec un désir de vengeance dans le cœur. S'il vous plaît de nous retirer aujourd'hui même d'ici-bas, faites que nous puissions nous présenter à vous purs de toute animosité,à l'exemple du Christ, dontles dernières paroles furent pour ses bourreaux. (Gh. x.)
Les persécutions que nous font endurer les méchants font partie de nos épreuves terrestres; nous devons les accepter sans murmure, comme toutes les autres épreuves, et ne pas maudire ceux qui, par leurs méchancetés, nous frayent le chemin du bonheur éternel, car vous nous avez dit, par la bouche de Jésus: « Bienheureux ceux qui souffrent pour la justice î » Bénissons donc la main qui nous frappe et nous humilie, car les meurtrissures du corps fortifient notre âme, et nous serons relevés de notre humilité. (Gh. xn, n° 4.)
Béni soit votre nom, Seigneur, de nous avoir appris que notre sort n'est point irrévocablement fixé après la mort; que nous trouverons dans d'autres existences les moyens de racheter et de réparer nos fautes passées, d'accomplir dans une nouvelle vie ce que nous ne pouvons faire en celle-ci pour notre avancement. (Gh. iv; ch. v, n° 5.)
Par là s'expliquent enfin toutes les anomalies apparentes de la vie ; c'est la lumière jetée sur notre passé et notre avenir, le signe éclatant de votre souveraine justice et de votre bonté infinie.
VI. Ne nous abandonnez point à la tentation, mais délivrez-nous du mal \
1. Certaines traductions portent : Ne nom induit** noint en tenta-
Donnez-nous, Seigneur, la force de résister aux suggestions des mauvais Esprits qui tenteraient de nous détourner de la voie du bien en nous inspirant de mauvaises pensées.
Mais nous sommes nous-mêmes des Esprits imparfaits, incarnés sur cette terre pour expier et nous améliorer. La cause première du mal est en nous, et les mauvais Esprits ne font que profiter de nos penchants vicieux, dans lesquels ils nous entretiennent, pour nous tenter.
Chaque imperfection est une porte ouverte à leur influence, tandis qu'ils sont impuissants et renoncent à toute tentative contre les êtres parfaits. Tout ce que nous pourrions faire pour les écarter est inutile, si nous ne leur opposons une volonté inébranlable dans le bien, et un renoncement absolu au mal. C'est donc contre nous-mêmes qu'il faut diriger nos efforts, et alors les mauvais Esprits s'éloigneront naturellement, car c'est le mal qui les attire, tandis que le bien les repousse. (V. ci-après, Prières pour les obsédés.)
Seigneur, soutenez-nous dans notre faiblesse; inspirez-nous, par la voix de nos anges gardiens et des bons Esprits, la volonté de nous corriger de nos imperfections, afin de fermer aux Esprits impurs l'accès de notre âme. (V. ci-après, n° ji.)
Le mal n'est point votre ouvrage, Seigneur, car la source de tout bien ne peut rien engendrer de mauvais; c'est nous-mêmes qui le créons en enfreignant
îion (et ne nos inducas in tentationem) ; celte expression donnerait à entendre que la tentation vient de Dieu, qu'il pousse volontairement les hommes au mal, pensée blasphématoire qui assimilerait Dieu à Satan, et ne peut avoir été celle de Jésus. Elle est du reste conforme à la doctrine vulgaire sur le rôle des démons. (Voy. Ciel et Enfer, ch. x, les Démons.)
vos lois, et par le mauvais usage que nous faisons de la liberté que vous nous avez donnée. Quand les hommes observeront vos lois, le mal disparaîtra de la terre, comme il a déjà disparu dans les mondes plus avancés. Le mal n'est une nécessité fatale pour personne, et il ne paraît irrésistible qu'à ceux qui s'y abandonnent avec complaisance. Si nous avons la volonté de le faire, nous pouvons avoir aussi celle de faire le bien; c'est pourquoi, ô mon Dieu, nous demandons votre assistance et celle des bons Esprits pour résister à la tentation.
YII. Ainsi soit-iL
Plaise à vous, Seigneur, que nos désirs s' accomplis sent! Mais nous nous inclinons devant votre sagesse infinie. Sur toutes les choses qu'il ne nous est pas donné de comprendre, qu'il soit fait selon voire sainte volonté; et non selon la nôtre, car vous ne voulez que notre bien, et vous savez mieux que nous ce qui nous est utile.
Nous vous adressons cette prière, ô mon Dieu ! pour nous-mêmes; nous vous l'adressons aussi pour toutes les âmes souffrantes, incarnées ou désincarnées, pour nos amis et nos ennemis, pour tous ceux qui réclament notre assistance, et enparticulierpour N....
Nous appelons sur tous votre miséricorde et votre bénédiction.
Nota. On peut formuler ici ce dont on remercie Dieu, et ce que l'on demande pour soi-même ou pour autrui* (Voir ci-après les prières nos 26, 27.)
J&éiinions spfirftes.
4. En quelque lieu que se trouvent deux ou trois personnes assemblées en mon nom, je m'y trouve au milieu d'elles. (Saint Matthieu, ch. xvm, v. 20.)
5. Préface. Être assemblés au nom de Jésus ne veut pas dire qu'il suffit d'être réunis matériellement, mais de l'être spirituellement, par la communauté d'intention et de pensées pour le bien; alors Jésus se trouve au milieu de l'assemblée, lui ou les purs Esprits qui le représentent. Le Spiritisme nous fait comprendre comment les Esprits peuvent être parmi nous. Ils y sont avec leur corps fluidique ou spirituel, et avec l'apparence qui nous les ferait reconnaître s'ils se rendaient visibles. Plus ils sont élevés dans la hiérarchie, plus est grande leur puissance de rayonnement ; c'est ainsi qu'ils possèdent le don d'ubiquité et qu'ils peuvent se trouver sur plusieurs points simultanément : il suffit pour cela d'un rayon de leur pensée.
Par ces paroles, Jésus a voulu montrer l'effet de l'union et de la fraternité ; ce n'est pas le plus ou moins grand nombre qui l'attire, puisque, au lieu de deux ou trois personnes, il aurait pu dire dix ou vingt, mais le sentiment de charité qui les anime à l'égard les unes des autres; or, pour cela, il suffit qu'il y en ait deux. Mais si ces deux personnes prient chacune de leur côté, bien qu'elles s'adressent à Jésus, il n'y a point entre elles communion de pensées, si surtout elles ne sont pas mues par un sentiment de bienveillance mutuelle; si même elles se voient d'un mauvais œil, avec haine, envie ou jalousie, les courants fluidiques de leurs pensées se repoussent au lieu de s'unir par un commun élan de sympathie, et alors Elles ne sont point assemblées au nom de Jésus; Jésus n'est que le prétexte de la réunion, et non le véritable mobile. (Gh. xxvn, n<> 9.)
Ceci n'implique point qu'il soit sourd à la voix d'une seule personne; s'il n'a point dit : « Je viendrai vers quiconque m'appellera, » c'est qu'il exige avant tout l'amour du prochain dont on peut donner plus- de preuves quand on est plusieurs que dans l'isolement, et que tout sentiment personnel l'éloigné; il s'ensuit que si, dans une assemblée nombreuse, deux ou trois r personnes seulement s'unissent de cœur par le sentiment d'une
véritable charité, tandis que les autres s'isolent et se concentrent dans des pensées égoïstes ou mondaines, il sera avec les premières et non avec les autres. Ce n'est donc pas la simultanéité des paroles, des chants ou des actes extérieurs qui con-f stitue la réunion au nom de Jésus, mais la communion de pen-j sées conformes à l'esprit de charité personnifié dans Jésus. • (Ch. x, n08 7, 8; ch. xxvn, nos 2, 3, 4.)
Tel doit être le caractère des réunions spi ritss sérieuses, de celles où l'on veut sincèrement le concours des bons Esprits.
6. Prière. (Au commencement de la réunion). — Nous prions le Seigneur Dieu Tout-Puissant de nous envoyer de bons Esprits pour nous assister, d'éloigner ceux qui pourraient nous induire en erreur, et de nous donner la lumière nécessaire pour distinguer la vérité de l'imposture.
Écartez aussi les Esprits malveillants, incarnés ou désincarnés, qui pourraient tenter de jeter la désunion parmi nous, et nous détourner de la charité et de l'amour du prochain. Si quelques-uns cherchaient à s'introduire ici, faites qu'ils ne trouvent accès dans le cœur d'aucun de nous.
Bons Esprits qui daignez venir nous instruire, rendez-nous dociles à vos conseils; détournez-nous de toute pensée d'égoïsme, d'orgueil, d'envie et de jalousie; inspirez-nous l'indulgence et la bienveillance pour nos semblables présents ou absents, amis ou ennemis; faites enfin qu'aux sentiments dont nous serons animés, nous reconnaissions votre salutaire influence.
Donnez aux médiums que vous chargerez de nous transmettre vos enseignements la conscience de la sainteté du mandat qui leur est confié et de la gravité de l'acte qu'ils vont accomplir, afin qu'ils y apportent la ferveur et le recueillement nécessaires.
• Si, dans l'assemblée, il se trouvait des personnes qui y fussent attirées par d autres sentiments que celui du bien, ouvrez leurs yeux à la lumière, et pardonnezleur, comme nous leur pardonnons si elles venaien avec des intentions malveillantes.
Nous prions notamment l'Esprit de N..., notre guid spirituel, de nous assister et de veiller sur nous.
. 7. (A la fin de la réunion.) — Nous remercions les bons Esprits qui ont bien voulu venir se communiquer à nous ; nous les prions de nous aider à mettre en pratique les instructions qu'ils nous ont données, et d< faire qu'en sortant d'ici chacun de nous se sente fortifié dans la pratique, du bien et de l'amour du prochain.
Nous désirons également que ces instructions soient profitables aux Esprits souffrants, ignorants ou vicieux, qui ont pu assister à cette réunion, et sur lesquels nous appelons la miséricorde de Dieu.
Pour les médiums.
8. Dans les derniers temps, dit le Seigneur, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront; vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards des songes. — En ces jours-là je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes, et ils prophétiseront. (Actes, ch. n, v. 17, 18.)
9. Pjréface. Le Seigneur a voulu que la lumière se fît pour tous les hommes et pénétrât partout par la voix des Esprits, afin que chacun pût acquérir la preuve de l'immortalité ; c'est dans ce but que les Esprits se manifestent aujourd'hui sur tous les points de la terre, et la médiumnité qui se révèle chez des personnes de tous âges et de toutes conditions, chez les
hommes et chez les femmes, chez les enfants et chez les vieil* lards, est tffi des signes de l'accomplissement des temps prédits.
Pour connaître les choses du monde visible et découvrir les secrets de la nature matérielle, Dieu a donné à l'homme la vue du corps , les sens et des instruments spéciaux; avec le télescope il plonge ses regards dans les profondeurs de l'espace, et avec le microscope il a découvert le monde des infiniment petits. Pour pénétrer dans le monde invisible, il lui a donné la médiumnité.
Les médiums sont les interprètes chargés de transmettre aux hommes les enseignements des Esprits; ou mieux, ce sont les organes matériels par lesquels s'expriment les Esprits pour se rendre intelligibles aux hommes. Leur mission est sainte, car elle a pour but d'ouvrir les horizons de la vie éternelle.
Les Esprits viennent instruire l'homme sur ses destinées futures, afin de le ramener dans la voie du bien, et non pour lui épargner le travail matériel qu'il doit accomplir ici-bas pour son avancement, ni pour favoriser son ambition et sa cupidité. Voilà ce dont les médiums doivent se bien pénétrer, pour ne pas mésuser de leur faculté. Celui qui comprend la gravité du mandat dont il est investi, l'accomplit religieusement; sa conscience lui reprocherait, comme un acte sacrilège, de faire un amusement et une distraction, pour lui ou les autres, d'une faculté donnée dans un but aussi sérieux, et qui le met en rapport avec les êtres d'outre-tombe.
Comme interprètes de renseignement des Esprits, les médiums doivent jouer un rôle important dans la transformation morale qui s'opère; les services qu'ils peuvent rendre sont en raison de la bonne direction qu'ils donnent à leur faculté1, car ceux qui sont dans une mauvaise voie sont plus nuisibles qu'utiles à la cause du Spiritisme ; par les mauvaises impressions- qu'ils produisent, ils retardent plus d'une conversion. C'est pourquoi il leur sera demandé compte de l'usage qu'ils auront fait d'une faculté qui leur a*vait été donnée pour le bien de leurs semblables.
Le médium qui veut conserver l'assistance des bons Esprits doit travailler à sa propre amélioration; celui qui veut voir grandir et développer sa faculté doit lui-même grandir mora-
lement, et s'abstenir de tout ce qui tendrait à la détourner de son but providentiel.
Si les bons Esprits se servent parfois d'instruments imparfaits, c'est pour donner de bons conseils et tâcher de les ramener au bien ; mais s'ils trouvent des cœurs endurcis, et si leurs • avis ne sont pas écoutés, ils se retirent, et les mauvais ont alors le champ libre. (Ch. xxiv, n08 41, 12.)
L'expérience prouve que, chez ceux qui ne mettent pas à profit les conseils qu'ils reçoivent des bons Esprits, les communications, après avoir jeté quelque éclat pendant un certain temps, dégénèrent peu à peu, et finissent par tomber dans l'erreur, le verbiage ou le ridicule, signe incontestable de l'éloignement des bons Esprits.
Obtenir l'assistance des bons Esprits, écarter les Esprits légers et menteurs, tel doit être l'objet des efforts constants de „tous les médiums sérieux ; sans cela la médiumnité est une for culte stérile^ qui peut même tourner au préjudice de celui qui la possède, car elle peut dégénérer en obsession dangereuse.
Le médium qui comprend son devoir, au lieu de s'enorgueillir d'une facitlté qui ne lui appartient pas, puisqu'elle peut lui être 'retirée, rapporte à Dieu les bonnes choses qu'il obtient. Si ses communications méritent des éloges, il n'en tire pas vanité, parce qu'il sait qu'elles sont indépendantes de son mérite personnel, et il remercie Dieu d'avoir permis que de bons Esprits vinssent se manifester à lui. Si elles donnent lieu à la critique, il ne s'en offense pas, parce qu'elles ne sont pas l'œuvre de son propre Esprit; il se dit qu'il n'a pas été un bon instrument, et qu'il ne possède pas toutes les qualités nécessaires pour s'opposer à l'immixtion des mauvais Esprits ; c'est pourquoi il cherche à acquérir ces qualités, et demande, par la prière, la force qui lui manque.
10. Prière. — Dieu Tout-Puissant, permettez aux bons Esprits de m'assister dans la communication que je sollicite. Préservez-moi de la présomption de me croire à l'abri des mauvais Esprits;, de l'orgueil qui pourrait m'abuser sur la valeur de ce que j'obtiens; de tout sentiment contraire à la charité à l'égard des autres
médiums. Si je suis induit en erreur, inspirez à quelqu'un la pensée de m'en avertir, et à moi l'humilité qui me fera accepter la critique avec reconnaissance, et prendre pour moi-même, et non pour les autres, les conseils que voudront bien me dicter les bons Esprits. Si j'étais tenté d'abuser en quoi que ce soit, ou de tirer vanité de la faculté qu'il vous a plu de m'accorder, je vous prie de me la retirer, plutôt que de permettre qu'elle soit détournée de son but providentiel, qui est le bien de tous, et mon propre avancement moral.
Aux Anges gardiens et aux Esprits protecteurs.
1 1 . Préface. Nous avons tous un bon Esprit qui s'est attaché à nous dès notre naissance et nous a pris sous sa protection. Il remplit auprès de nous la mission d'un père auprès de son enfant : celle de nous conduire dans la voie du bien et du progrès à travers les épreuves de la vie. Il est heureux quand nous répondons à sa sollicitude;, il gémit quand il nous voit succomber.
Son nom nous importe peu, car il peut n'avoir point de nom connu sur la terre ; nous l'invoquons alors comme notre ange gardien, notre bon génie ; nous pouvons même l'invoquer sous le nom d'un Esprit supérieur quelconque pour lequel nous nous sentons plus particulièrement de la sympathie.
Outre notre ange gardien, qui est toujours u*i Esprit supérieur, nous avons des Esprits protecteurs qui, pour être moins élevés, n'en sont pas moins bons et bienveillants; ce sont, ou des parents, ou des amis, ou quelquefois des personnes que nous n'avons pas connues dans notre existence actuelle. Ils nous assistent par leurs conseils, % et souvent par leur intervention dans îes actes de notre vie.
Les Esprits sympathiques sont ceux qui s'attachent à nous par une certaine similitude de goûts et de penchants; ils peu-
vent être bons ou mauvais, selon la nature des inclinations qui les attirent vers nous.
Les Esprits séducteurs s'efforcent de nous détourner de la voie du bien, en nous suggérant de mauvaises pensées. Ils profitent de toutes nos faiblesses comme d autant de portes ouvertes qui leur donnent accès dans notre âme. Il en est qui s'acharnent après nous comme sur une proie, mais ils s'éloignent lorsqu'ils reconnaissent leur impuissance à lutter contre notre volonté.
Dieu nous a donné un guide principal et supérieur dans notre ange gardien, et des guides secondaires dans nos Esprits protecteurs et familiers ; mais c'est une erreur de croire que nous avons forcément un mauvais génie placé près de nous pour contre-balancer les bonnes influences. Les mauvais Esprits viennent volontairement, selon qu'ils trouvent prise sur nous par notre faiblesse ou notre négligence à suivre les inspirations des bons Esprits; c'est donc nous qui les attirons. Il en résulte qu'on n'est jamais privé de l'assistance des bons Esprits, et qu'il dépend de nous d'écarter les mauvais. Par ses imperfections, Fhomme étant la première cause des misères qu'il endure est le plus souvent son propre mauvais génie. (Ch. v, n° 4.)
La prière aux anges gardiens et aux Esprits protecteurs doit avoir pour but de solliciter leur intervention auprès de Dieu, de leur demander la force de résister aux mauvaises suggestions, et leur assistance dans les besoins de la vie.
12. Prière. — Esprits sages et bienveillants, messagers de Dieu, dont la mission est d'assister les hommes et de les conduire dans la bonne voie, soutenez-moi dans les épreuves de cette vie; donnez-moi la force de les subir sans murmure; détournez de moi les mauvaises pensées, et faites que je ne donne accès à aucun des mauvais Esprits qui tenteraient de m'indiiire au mal. Eclairez ma conscience sur mes défauts, et levez de dessus mes yeux le voile de l'orgueil qui pourrait m'empêclier de les apercevoir et de me les avouer à moi-même.
Vous surtout, N..., mon ange gardien, qui veillez
plus particulièrement sur moi, et vous tous, Esprit protecteurs qui vous intéressez à moi, faites que je rende digne de votre bienveillance. Vous connaissez mes besoins, qu'il y soit satisfait selon la volonté de Dieu.
43. [Autre). — xMoii Dieu, permettez aux bons Esprits qui m'entourent de venir à mon aide lorsque je suis dans la peine, et de me soutenir si je chancelle. Faites, Seigneur, qu'ils m'inspirent la foi, l'espérance et la charité ; qu'ils soient pour moi un appui, un espoir et une preuve de votre miséricorde ; faites enfin que je trouve près d'eux la force qui me manque dans les épreuves de la vie, et, pour résister aux suggestions du mal, la foi qui sauve et l'amour qui console.
1 4. (Autre). — Esprits bien-aimés, anges gardiens, vous à qui Dieu, dans son infinie miséricorde, permet de veiller sur les hommes, soyez nos protecteurs dans les épreuves de notre vie terrestre. Donnez-nous la forcé, le courage et la résignation; inspirez-nous tout ce qui est bon, retenez-nous sur la pente du mal; que votre douce influence pénètre notre âme; faites que nous sentions qu'un ami dévoué est là, près de nous, qu'il voit nos souffrances et partage nos joies.
Et vous, mon bon ange, ne m'abandonnez pas; j'ai besoin de toute votre protection pour supporter avec foi et amour les épreuves qu'il plaira à Dieu de m'envoyer
Pour éloigner les mauvais Esprits.
Î5. Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et que vous êtes au dedans pleins de rapines et d'impuretés. — Pharisiens aveugles, nettoyez premièrement 1$ dedans de la coupe et du
plat, afin que le dehors en soit net aussi. — Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites! parce que vous êtes semblables à des sépulcres blanchis, qui au dehors paraissent beaux aux yeux des hommes,, mais qui, au dedans, sont pleins de toute sorte de pourriture. — Ainsi, au dehors vous paraissez justes aux yeux des hommes, mais au dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquités. (Saint Matthieu, ch. xm, v. 25 à 28.)
16. Préface. Les mauvais Esprits ne vont que là où ils trouvent à satisfaire leur perversité ; pour les éloigner, il ne suffit pas de le demander, ni même de le leur commander : il faut ôter de soi ce qui les attire. Les mauvais Esprits flairent les plaies de l'âme, comme les mouches flairent les plaies du corps ; de même que vous nettoyez le corps pour éviter la vermine, nettoyez aussi l'âme de ses impuretés pour éviter les mauvais Esprits. Comme nous vivons dans un monde où pullulent les mauvais Esprits, les bonnes qualités du cœur ne mettent pas toujours à l'abri de leurs tentatives, mais elles donnent la force de leur résister.
17. Prière. — Au nom de Dieu Tout-Puissant, que les mauvais Esprits s'éloignent de moi, et que les bons me servent de rempart contre eux !
Esprits malfaisants qui inspirez aux hommes de mauvaises pensées; Esprits fourbes et menteurs qui les trompez; Esprits moqueurs qui vous jouez de leur crédulité, je vous repousse de toutes les forces de mon âme et ferme l'oreille à vos suggestions; mais j'appelle sur vous la miséricorde de Dieu.
Bons Esprits qui daignez m'assister, donnez-moi la force de résister à l'influence des mauvais Esprits, et les lumières nécessaires pour n'être pas dupe de leurs fourberies. Préservez-moi de l'orgueil et de la présomption; écartez de mon cœur la jalousie, la haine, la malveillance et tout sentiment contraire à la charité, qui sont autant de portes ouvertes à l'Esprit du mal.
ÙM CHAPITRE XXVIII,
Pour demander à se corriger d'un défaut.
18. Préface. Nos mauvais instincts sont le résultat de rim«* perfection de notre propre Esprit, et non de notre organisation, autrement l'homme échapperait à toute espèce de responsabilité. Notre amélioration dépend de nous, car tout homme qui a la jouissance de ses facultés a, pour toutes choses, la liberté de faire ou de ne pas faire ; il ne lui manque, pour faire le bien, que la volonté. (Gh. xv, n° 10 ; ch. xix, n° 12.)
19. Prière. — Vous m'avez donné, ô mon Dieu, r intelligence nécessaire pour distinguer ce qui est bien de ce qui est mal; or, du moment que je reconnais qu'une chose est mal, je suis coupable de ne pas m'efforcer d'y résister.
Préservez-moi de l'orgueil qui pourrait m' empêcher de m'apercevoir de mes défauts, et des mauvais Esprits qui pourraient m' exciter à y persévérer.
Parmi mes imperfections, je reconnais que je suis particulièrement enclin à. . . , et si je ne résiste pas à cet entraînement, c'est par l'habitude que j'ai contractée d'y céder.
Vous ne m'avez pas créé coupable, parce que vous êtes juste, mais avec une aptitude égale pour le bien et pour le mal ; si j'ai suivi la mauvaise voie, c'est par un effet de mon libre arbitre. Mais par la raison que j'ai eu la liberté de faire le mal, j'ai celle de faire le bien, par conséquent j'ai celle de changer de route.
Mes défauts actuels sont un reste des imperfections que j'ai gardées de mes précédentes existences; c'est mon péché originel dont je puis me débarrasser par ma volonté et avec l'assistance des bons Esprits.
Bons Esprits qui me protégez, et vous surtout mon
ange gardien, donnez-moi la force de résister aux mauvaises suggestions, et de sortir victorieux de la lutte.
Les défauts sont les barrières qui nous séparent de Dieu, et chaque défaut dompté est un pas fait dans la voie de l'avancement qui doit me rapprocher de lu?,
Le Seigneur, dans son infinie miséricorde, a daigné m'accorder l'existence actuelle pour qu'elle servît à mon avancement; bons Esprits, aidez-moi à la mettre à profit, afin qu'elle ne soit pas perdue pour moi, et que, lorsqu'il plaira à Dieu de m'en retirer, j'en sorte meilleur que je n'y suis entré (Gh. v, n° 5; ch. xvn, n° 3.)
Pûur demander à résister à une tentation.
20. Préface. Toute mauvaise pensée peut avoir deux sources : la propre imperfection de notre âme, ou une funeste influence qui agit sur elle; dans ce dernier cas, c'est toujours l'indice d'une faiblesse qui nous rend propres à recevoir cette influence, et par conséquent d'une âme imparfaite; de telle sorte que celui qui faillit ne saurait invoquer pour excuse l'influence d'un Esprit étranger, puisque cet Esprit ne f aurait point sollicité au mal, s'il V avait jugé inaccessible à la séduction.
Quand une mauvaise pensée surgit en nous, nous pouvons donc nous représenter un Esprit malveillant nous sollicitant au mal, et auquel nous sommes tout aussi libres de céder ou de résister que s'il s'agissait des sollicitations d'une personne vivante. Nous devons en même temps nous représenter notre ange gardien, ou Esprit protecteur qui, de son côté, combat en nous la mauvaise influence, et attend avec anxiété la décision que nous allons prendre. Notre hésitation à faire le mal est la voix du bon Esprit qui se fait entendre par la conscience.
On reconnaît qu'une pensée est mauvaise quand elle s'écarte de la charité, qui est la base de toute vraie morale ; quand elle a pour principe l'orgueil, la vanité ou l'égoïsme ; quand sa réalisation peut causer un préjudice Quelconque à autrui ; quand,
enfin , elle nous sollicite à faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fît. (Ch. xxvm, n° J5 ; ch. xv, n° i0.\
21 . Prière. — Dieu Tout-Puissant, ne me laissez pas succomber à la tentation que jJai de faillir. Esprits bienveillants qui me protégez, détournez de moi cette mauvaise pensée, et donnez-moi la force de résister à la suggestion du mal. Si je succombe, j'aurai mérité l'expiation de ma faute en cette vie et en l'autre, parce que je suis libre de choisir.
Action de grâce» pour une victoire obtenue sur uue tentation.
22. Préface, Celui qui a résisté à une tentation le doit à l'assistance des bons Esprits dont il a écouté la voix.' Il doit en remercier Dieu et son ange gardien.
23. Prière. — Mon Dieu, je vous remercie de m' avoir permis de sortir victorieux de la lutte que je viens de soutenir contre le mal; faites que cette Victoire me donne la force de résister à de nouvelles tentations.
Et vous, mon ange gardien, je vous remercie de l'assistance que vous m'avez donnée. Puisse ma soumission à vos conseils me mériter de nouveau votre protection !
Pour demander un conseil.
24. Préface. Lorsque nous sommes indécis de faire ou d© ne pas faire une chose, nous devons avant tout nous poser à nous-mêmes les questions suivantes :
1° La chose que j'hésite à faire peut-elle porter un préjudice quelconque à autrui?
2° Peut-elle être utile à quelqu'un?
3° Si quelqu'un faisait cette chose à mon égard > en serais-ja satisfait ?
Si la chose n'intéresse que soi, il est permis de mettre en balance la somme des avantages et des inconvénients personnels qui peuvent en résulter.
Si elle intéresse autrui, et qu'en faisant du bien à l'un elle puisse faire du mal à un autre, il faut également peser la somme du bien et du mal pour s'abstenir ou agir.
Enfin, même pour les meilleures choses, il faut encore considérer l'opportunité et les circonstances accessoires, car une chose bonne en elle-même peut avoir de mauvais résultats entre des mains inhabiles, et si elle n'est pas conduite avec prudence et circonspection. Avant de l'entreprendre, il convient de consulter ses forces et ses moyens d'exécution.
Dans tous les cas, on peut toujours réclamer l'assistance de ses Esprits protecteurs en se souvenant de cette sage maxime : Dans le doute, abstiens-toi. (Gh.xxvui, n° 38.)
25. Prière. — Au nom de Dieu Tout-Puissant, bons Esprits qui me protégez, inspirez-moi la meilleure résolution à prendre dans l'incertitude où je suis. Dirigez ma pensée vers le bien, et détournez l'influence de ceux qui tenteraient de m'égarer.
Dans les afflictions de la vie.
26. Préface. Nous pouvons demander à Dieu des faveurà terrestres, et il peut nous les accorder lorsqu'elles ont un but utile et sérieux ; mais comme nous jugeons l'utilité des choses k «îotre point de vue, et que notre vue est bornée au présent, nous ne voyons pas toujours le mauvais côté de ce que nous souhaitons. Dieu, qui voit mieux que nous, et ne veut que notre bien, peut donc nous refuser, comme un père refuse à son enfant ce qui pourrait lui nuire. Si ce que nous demandons ne nous est pas accordé, nous ne devons en concevoir aucun découragement ; il faut penser, au contraire, que la privation de ce que nous désirons nous est imposée comme épreuve ou
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comme expiation, et que notre récompense sera proportionnée à la résignation avec laquelle nous l'aurons supportée. (Ch.xxvn, n°6; ch. 2, noi 5, 6, 7.)
27. Prière. — Dieu Tout-Puissant qui voyez nos misères, daignez écouter favorablement les vœux que je vous adresse en ce moment. Si ma demande est inconsidérée, pardonnez-la-moi; si elle est juste et utile à vos yeux, que les bons Esprits qui exécutent vos volontés me viennent en aide pour son accomplissement.
Quoi qu'il en advienne, mon Dieu, que votre volonté soit faite. Si mes désirs ne sont pas exaucés, c'est qu'il entre dans vos desseins de m'éprouver, et je me soumets sans murmure. Faites que je n'en conçoive aucun découragement, et que ni ma foi ni ma résignation n'en soient ébranlées.
(Formuler sa demande.)
Action de grâces pour une faveur obtenue.
28. Préface. Il ne faut point considérer seulement comme des événements heureux les choses de grande importance ; les plus petites en apparence sont souvent celles qui influent le plus sur notre destinée. L'homme oublie aisément le bien, et se souvient plutôt de ce qui l'afflige. Si nous enregistrions jour par jour les bienfaits dont nous sommes l'objet, sans les avoi.v demandés, nous serions souvent étonnés d'en .avoir tant reçu qui se sont effacés de notre mémoire, et humiliés de notre ingratitude.
Chaque soir, en élevant notre âme à Dieu, nous devons rap* peler en nous-mêmes les faveurs qu'il nous a accordées pendant la journée, et l'en remercier. C'est surtout au momeiU même où nous éprouvons l'effet de sa bonté et de sa protection que, par un mouvement spontané, nous devons lui en témoigner notre gratitude; il suffit pour cela d'une pensée lui reportant le bienfait, sans qu'il soit besoin de se détouvnei de son travail
Les bienfaits de Dieu ne consistent pas seulement dans les choses matérielles; il faut également le remercier des bonnes idées, des inspirations heureuses qui nous sont suggérées. Tandis que l'orgueilleux s'en fait un mérite, que l'incrédule les attribue au hasard, celui qui a la foi en rend grâce à Dieu et aux bons Esprits. Pour cela, de longues phrases sont inutiles : « Merci, mon Dieu, de la bonne pensée qui m'est inspirée, » en dit plus que beaucoup de paroles. L'élan spontané qui nous fait reporter à Dieu ce qui nous arrive de bien témoigne d'une habitude de reconnaissance et d'humilité qui nous concilie la sympathie des bons Esprits. (Ch, xxvii, n08 7, 8.)
29. Prière. — Dieu infiniment bon, que votre nom soit béni pour les bienfaits que vous m'avez accordés; j'en serais indigne si je les attribuais au hasard des événements ou à mon propre mérite.
Bons Esprits qui avez été les exécuteurs des volontés de Dieu, et vous surtout, mon ange gardien, je vous remercie. Détournez de moi la pensée d'en concevoir de l'orgueil, et d'en faire un usage qui ne serait pas pour le bien.
Je vous remercie notamment de....