VI INTRODUCTION
ont été dictées par les Esprits en divers pays, et par l'entremise de différents médiums. Si ces instructions fussent sorties d'une source unique, elles auraient piT subir une influence personnelle ou celle du milieu, tandis que la diversité d'origines prouve que les Esprits donnent leurs enseignements partout, et qu'il n'y a personne de privilégié sous ce rapport1.
Cet ouvrage est à l'usage de tout le monde; chacun peut y puiser les moyens de conformer sa conduite à la morale du Christ. Les spirites y trouveront en outre les applications qui les concernent plus spécialement. Grâce aux communications établies désormais d'une manière permanente entre les hommes et le monde invisible, la loi évangélique, enseignée à toutes les nations par les Esprits eux-mêmes 5 ne sera plus une lettre morte, parce que chacun la comprendra, et sera incessamment sollicité de la mettre en pratique par les conseils de ses guides spirituels. Les instructions des Esprits sont véritablement les voix du ciel qui viennent
1. Nous aurions pu, sans doute, donner sur chaque sujet un plus grand nombre de communications obtenues dans une multitude d'autres villes et centres spirites que ceux que nous citons ; mais nous avons dû, avant tout, éviter la monotonie des répétitions inutiles, et limiter notre choix à celles qui, pour le fond et pour la forme, rentraient plus spécialement dans le cadre de cet ouvrage, réservant pour des publications ultérieures celles qui n'ont pu trouver place
Quant aux médiums, nous nous sommes abstenu d'en nommer aucun ; pour la plupart, c'est sur leur demande qu'ils n'ont pas été désignés, et dès lors il ne convenait pas de faire des exceptions. Les noms des médiums n'auraient d'ailleurs ajouté aucune valeur à l'œuvre des Esprits; ce n'eût donc été qu'une satisfaction d'amour-propre à laquelle les médiums vraiment sérieux ne tiennent nullement; ils comprennent que, leur rôle étant purement passif, la valeur des communications ne rehausse en rien leur mérite personnel, et qu'Userait puéril de tirer vanité d'un travail d'intelligence auquel on ne prête qu'un concours mécanique.
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