‹ L'évasion: comédie en trois actesChapitre 14 sur 113 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

RICHON

Très malade.

JEAN

Tant mieux !

BERTRY

Eh bien ! elle est joyeuse, la jeunesse d'aujourd'hui. Vous êtes le dernier romantique, mon cher, et vous parlez comme un héros de Chateaubriand... Mais remuez-vous donc, riez donc !

JEAN

Vous croyez que cela m'est possible ?

BERTRY

Il n'y a qu'à vouloir.

RICHON

Si vous aviez confiance en votre guérison, vous guéririez.

JEAN

Je suis triste de naissance comme d'autres sont bossus... Ils auraient beau vouloir devenir droits... Ils n'y parviendraient pas 1

LE DOCTEUR

Vous voyez, mon cher Richon, il n'y a rien à faire... Restez-vous quelques jours à Paris ?

RICHON

Non. Je rentre ce soir... J'ai deux jeunes Ébrevillois qui demandent à voir le jour.

LE DOCTEUR

Vous serait-il agréable d'aller visiter ma clinique?

RICHON

Avec grand plaisir.

Voici ma carte. Mon secrétaire, le docteur La Belleuse, vous servira de cicérone... Au revoir, mon bon Richon. [Salutations. Richon sort.)

BERTRY

Une voiture... C'est madame de Cattenières.

LE DOCTEUR

Je me sauve... Elle me demanderait une consultation... Reste là, Jean... et toi, préviens Lucienne. (// sort.)

JEAN, à Bertry.

Vous me laissez?... Restez un moment.

BERTRY

Est-ce que vous avez peur d'être seul avec madame de Cattenières ?

JEAN

Presque. [Entre madame de Cattenières.)

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