ACTE PREMIER
RICHON
Très malade.
JEAN
Tant mieux !
BERTRY
Eh bien ! elle est joyeuse, la jeunesse d'aujourd'hui. Vous êtes le dernier romantique, mon cher, et vous parlez comme un héros de Chateaubriand... Mais remuez-vous donc, riez donc !
JEAN
Vous croyez que cela m'est possible ?
BERTRY
Il n'y a qu'à vouloir.
RICHON
Si vous aviez confiance en votre guérison, vous guéririez.
JEAN
Je suis triste de naissance comme d'autres sont bossus... Ils auraient beau vouloir devenir droits... Ils n'y parviendraient pas 1
LE DOCTEUR
Vous voyez, mon cher Richon, il n'y a rien à faire... Restez-vous quelques jours à Paris ?
RICHON
Non. Je rentre ce soir... J'ai deux jeunes Ébrevillois qui demandent à voir le jour.
LE DOCTEUR
Vous serait-il agréable d'aller visiter ma clinique?
RICHON
Avec grand plaisir.
Voici ma carte. Mon secrétaire, le docteur La Belleuse, vous servira de cicérone... Au revoir, mon bon Richon. [Salutations. Richon sort.)
BERTRY
Une voiture... C'est madame de Cattenières.
LE DOCTEUR
Je me sauve... Elle me demanderait une consultation... Reste là, Jean... et toi, préviens Lucienne. (// sort.)
JEAN, à Bertry.
Vous me laissez?... Restez un moment.
BERTRY
Est-ce que vous avez peur d'être seul avec madame de Cattenières ?
JEAN
Presque. [Entre madame de Cattenières.)