SCÈNE XI
LE DOCTEUR BERTRY, seul, puis LES DOCTEURS LA BELLEUSE, RICHON et MORIENVAL
LA BELLEUSE
Entrez donc, mes chers confrères... Entrez donc! [Au docteur Bertry.) Cher maître, je vous ramène le docteur Richon et notre autre confrère Morienvai qui, ayant appris votre départ, a tenu à vous présenter ses respects...
LE DOCTEUR RICHON
Cher maître... j'ai admiré!... Ah! les Parisiens sont heureux de posséder des établissements . imé« nages comme celui-là... car il a dû coûter bon...
LA BELLEUSE
Ils ont encore plus de chance d'y recevoir les soins du docteur Bertry.
Gratuitement...
LE DOCTEÏR
MORIENVAl
Gratuitement.
LE DOCTEUR, à Modenvat.
Et vous venez de passer votre thèse, monsieur?
MORIENVAL, OU doctôur Bcrtry.
Oui, mon cher maître. Mon père m'a dit : « Faistoi toujours avocat ou médecin ; si ça ne te réussit pas, il sera toujours temps d'entrer dans la politique. »
LA BELLEtrSE
Eh î parbleu ! c'est si amusant ce pouvoir que nous avons sur les autres...
LE DOCTEUR RICHON
Oh! ce pouvoir...
Rien que notre titre nous le donne... "Vous en doutez?... Il n'y a pas d'être humain qui, sachant notre qualité, ne se sente troublé si nous le regardons avec quelque insistance. Faites l'expérience à table, au théâtre, où vous voudrez. Fixez un de vos amis, bien portant... Dites-lui d'un certain air : « Vous portezvous bien, un tel ?» — Il se troublera^ et son : « Oui, » sera déjà plein d'anxiété. Il vous suppliera de lui aire