‹ L'évasion: comédie en trois actesChapitre 65 sur 113 · ACTE DEUXIÈME IO · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME IO

Je VOUS avais défendu de l'amener ici.

ROSALIE

Il en avait tant envie I

LE DOCTEUR

Et il a supporté le voyage ?

ROSALIE

Nous avions pris des secondes et je m'étais munie d'un oreiller.

LE DOCTEUR

C'est imbécile ce que vous avez fait là I II devait mourir vingt fois pendant le trajet.

ROSALIE

Il n'est pas mort du tout.

LE DOCTEUR

Ça ne fait rien. Du moment où je vous avais dit de ne pas le faire voyager, vous deviez le laisser à Paris,

ROSALIE

Mais... puisqu'il est guéri.

LE DOCTEUR

Qui l'a soigné ?

ROSALIB

Le père Guernoche.

LE DOCTEUR

Le berger?

ROSALIE

Oui, monsieur le docteur.

LE DOCTEUR, colère.

C'est décourageant d'avoir affaire à des êtres aussi bornés. Comment ! les premiers médecins de Paris, à l'hôpital, vous déclarent que votre mari est perdu, et vous allez le mettre entre les mains d'un charlatan, d'un sorcier ignorant et stupide!

ROSALIE

Je sais bien que le père Guernoche n'est pas aussi savant que ces messieurs.

LE DOCTEUR

Alors, pourquoi lui confiez-vous la vie de Justin ? Vous ne comprenez donc pas que nous, nous avons étudié, tandis que votre père Guernoche sait à peine lire et écrire ?

ROSALIE

Il ne sait pas lire du tout.

LE DOCTEUR

Vous voyez bien.

ROSALIE

Seulement, il atout de même guéri Justin.

LE DOCTEUR

Je voudrais le voir pour le croire.

ROSALIE

Si monsieur veut entrer.

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