SCÈNE PREMIÈRE
LE DOCTEUR RIGHON, JEAN, puis LE DOCTEUR LA BELLEUSE et le DOMESTIQUE
JEAN
La Belleuse était resté ici pour les préparatifs de cette fête. Dès que le docteur Bertry reçut la dépêche annonçant sa nomination, il partit pour Paris et nous demanda, à Lucienne et à moi, de l'accompagner... (^La Belleuse est entré par la gauche. Il s'essuie le front en homme qui vient d'accomplir une lourde besogne et se repose enfin. Il a la Légion d'honneur.) RIGHON, bas, à Jean.
Voici le docteur La Belleuse.
LA BELLEUSE, se laissant tomber dans un fauteuil près du bureau.
Ouf!... Bonsoir, messieurs... Je n'en puis plus, je
n'en puis plus!... Vous ne sauriez croire ce que j'ai eu de mal à organiser la manifestation spontanée dont le docteur Bertry est en ce moment l'objet !... Vous permettez?... {Un instant de silence. Tout à coup il tressaille, se lève, appuie sur un bouton électrique placé sur le bureau et, le domestique ne venant pas asse:[ vite, il court à la porte de gauche. Le domestique entre d'un, pas.)
LA BELLEUSE
Où en est-on ?
LE DOMESTIQUE
Ces messieurs sont dans le petit salon.
LA BELLEUSE
Pour la remise des insignes. Bien... Les musiciens ?
LE DOMESTIQUE
Ils sont là.
LA BELLEUSE
Bon !... Il faudra penser à leur donner des rafraîchissements... et dire au maître d'hôtel... Non, je le ferai moi-même. {Le domestique sort.)
LA BELLEUSE
Je vous demande pardon... Je n'en puis plus... Cette soirée, ce bal, organisés en quarante-huit heures... je puis le dire sans fausse modestie... c'est un tour de force... Pourvu aue tout marche bien !...