‹ L'évasion: comédie en trois actesChapitre 9 sur 113 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE DOCTEUR, ûprès avoW regardé autour de lui et à mi-voix.

Toujours la même chose.

BERTRY

La nuit ?

LE DOCTEUR

Mauvaise !

BERTRY

Pauvre vieux ! Enfin, qu'est-ce que tu as?

LE DOCTEUR

Moins ignorant des clioses de la science, tu saurais que les maladies des médecins sont presque toujours des maladies exceptionnelles.

BERTRY

Et si c'était un client qui fût affligé de ton mal?

LE DOCTEUR

Eh ! Si c'était un client, je serais bien forcé de trouver un nom à son cas... et je lui donnerais de l'espérance dans sa guérison... je le tromperais — mais je ne puis pas me tromper moi-même...

Si tu voyais un médecin?

LE DOCTEUIÎ,

Tu es bête.

Pourquoi pas?

BERTRY

LE DOCTEUR

On se moquerait de moi.

BERTRY

Tu sais mon opinion sur la médecine, Je n'y crois pas... seulement, comme toi, tu es bien forcé d'y croire,

je pensais...

LE DOCTEUR

C'est bon... As-tu trouvé un nouveau régisseur?

BERTRY

Non.

LE DOCTEUR

Le bon docteur Richon est allé en voir un... Ça ne te tenterait pas, toi, de te mettre à la tête de cette grande exploitation agricole ?

BERTRY

Moi?... Alors, tu crois que parce que j'ai été jadis industriel, je puis m'improviser agriculteur, à mon âge?... Pourquoi n'y envoies-tu pas ton beau-fils, à Ebreville ?

LE DOCTEUR

Jean ?

BERTRY

Dame!... les terres sont à lui... il est maladif, cela lui ferait du bien.

LE DOCTEUR

Rien du tout.

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