V.- AU POINT DE VUE DE L’EXAMEN D’ÉTAT
Le 1®” et le 2® examens d’État, limités aux connaissances scientifiques et médicales que l’on peut raisonnablement demander au chirurgien-dentiste, satisfont aux exigences ac-
(1) Voir pièces annexes.
tuelles. Un programme déterminé, limitant les interrogations des examinateurs, serait nécessaire.
L’examen technique réclame des modifications importantes pour remplir le but que l’on s’est proposé en l’organisant.
Cet examen n’est pas à sa place: il devrait être le premier, comme tous les examens pratiques en médecine.
Cet examen a un programme tout à fait insuffisant. Il devrait comprendre la série d’épreuves pratiques de dentisterie opératoire-et de prothèse, réclamées dans toutes les écoles dentaires du monde, au lieu de la simple extraction et des interrogations portant sur une des questions déjà posées au 2® examen.
Cet examen est subi dans des locaux inappropriés comme installation matérielle et recevant un nombre insuffisant de malades. Il devrait être subi dans les écoles dentaires, qui seules possèdent l’organisation et la clientèle de malades qu’il nécessite.
Cet examen est subi devant des examinateurs qui n’offrent pas, au point de vue technique, les garanties que l’on est en droit d’en exiger, ces examinateurs étant choisis parmi des fonctionnaires chargés d’un simple service de consultation et d’extractions dentaires à l’Assistance publique.
Les examinateurs pour cet examen devraient être choisis parmi les chirurgiens-dentistes dûment qualifiés au point de vue technique par leurs titres et leurs travaux en dentisterie, sur une liste de présentation établie par les représentants des sociétés professionnelles, la Fédération Dentaire nationale par exemple.
Le carnet scolaire de l’élève, contenant les notes qu’il a
obtenues pendant tout le cours de ses études, devrait être placé sousles yeux des examinateurs au moment de l’examen.