‹ L'évolution de l'art dentaireChapitre 28 sur 133 · PROVINCE · texte numérisé non relu

PROVINCE

MM

Gêdon (La Guadeloupe) GiROüx(Autun).

Hue (Pontoise).

Jeunet (^Amiens).

MM

Mamelzer.

Morin.

PlLLETTE.

Poinsot.

Préterre (i).

POTEL (J.) (i).

RiCHARD-ChA OVIN .

Steele.

SZWAYCARSKY (S . ).

VlARD (H.).

•VlAU (G.).

Wachonrue (l).

MM

Pourchet (Avignon).

Pradèrë (Lyon).

Pradère (Valence).

Pyrrhus (Vaison).

Delair (Nevers). Lalement (Nevers). Ribard (Le Havre).

Duchesne (Lyon). Lyon (St-Domingue). Riobé (La Rochelle).

Düfraisse (Pont-Aude- J. Noël (Nancy). Rovolin (Avranches).

mer.) Monsel (Tulle). Walls (Laon).

La séance d’inauguration de l’année 1882-88 a été présidée par deux membres de l’Académie de médecine, le regretté professeur U. Trélat, assisté de M. le D' Hérard .

A l’inauguration de 1 883 - 84 , c’étaient M. le professeur Vêrneuil, de l’Académie de médecine de Paris, et M. le professeur Pinard, qui apportaient leurs félicitations et leurs encouragements à l’œuvre.

A celle de 1 884 - 85 , ce fut le regretté professeur de la Faculté des sciences, P. Bert, député, résident général au Tonkin et en Annam,membre de l’Institut, ex-ministre de l’Instruction publique, qui présida la distribution des récompenses, au milieu d’un nombreux concours de notabilités scientifiques et politiques.

La cérémonie de 1 885-86 eut lieu dans la salle des fêtes de la mairie de la rue Drouot. Elle fut présidée par le professeur Brouardel, membre de l’Académie de médecine, doyen de la Faculté de médecine, président du Conseil d’bygiène, qui, comme les présidents des années précédentes, félicita l’institution de ses succès toujours croissants.

L’inauguration de 1886-87 présidée par M. G. Mesureur, alors président du Conseil municipal de Paris, qui représentait la ville de Paris.

Celle de 1887-88 le fut par M. le docteur Boltineville, député de la Seine, membre de la commission parlementaire de la réglementation de l’art médical en France.

A cette séance, M. le ministre du Commerce décerna à l’Ecole la médaille d’or mentionnée plus haut.

L’inauguration des cours en 1888 fut en même temps celle du nouvel hôtel de l’Ecole. Cette cérémonie eut lieu le 4 novembre 1888, sous la présidence d’honneur de M. le ministre de l’Instruction publique et de M. le ministre du Commerce, ce dernier représenté parM. G. Ollendorff, directeur de l’Enseignement technique au ministère du Commerce.

En 1889, la séance de réouverture des cours fut présidée par M. Henri Brisson, député de Paris, ancien président du Conseil des ministres, président de la Chambre des Députés, assisté de M. Paul Strauss, conseiller municipal.

La réouverture des cours de l’année scolaire 1890-91 eut lieu sous la présidence de M. Liard, Directeur de l’Enseignement supérieur, représentant M. le ministre de l’Instruction publique, assisté de M. Léon Donnât, qui, pendant son passage au Conseil municipal de Paris, avait obtenu l’augmentation de la subvention accordée à l’j^cole et la création des deux bourses municipales.

La séance de réouverture des cours de l’année scolaire 1891-92 fut présidée par M. Monod, directeur de l’Assistance et de l’Hygiène publiques, représentant M. le ministre l’Intérieur.

M. Em. Ferry, député et maire du IXe arrondissement, éclairé depuis longtemps sur les services que rend le Dispensaire aux pauvres de son quartier, a tenu, à son tour, à nous apporter ses remerciements en venant

présider la séance de réouverture des cours de l’année 1892-1893 de l’Ecole.

L’année scolaire 1893-1894 s’est ouverte de nouveau sous la présidence de M. le professeur Brouardel, doyen de la Faculté de médecine de Paris, assisté de membres du Conseil supérieur de l’instruction publique ; celle de l’année scolaire 1894-1895 a été présidée par M. le sénateur Léon Labbé, chirurgien des Hôpitaux et membre de l’Académie de médecine.

M. Mesureur, ministre du Commerce, a présidé la séance de réouverture des cours de 1895-1896, en remplacement de M. L. Bourgeois, président du Conseil des ministres, empêché. En 1896-97, cette cérémonie a été de nouveau présidée par M. le professeur Brouardel En 1897-98, elle l’a été par M. Chautemps, député, ancien ministre des Colonies, et en 1898-99 par M. Strauss, sénateur, membre du Conseil supérieur de l’Assistance publique, assisté de M. Mesureur, député, président de la Commission du budget et de M. Monod, directeur de l’Assistance et de l’hygiène publiques, enfin en 1899, Pozzi, sénateur, chirurgien des hôpitaux de Paris,

membre de l’Académie de médecine, assisté de M. le D' Cunéo, inspecteur en chef du service de santé de la marine.

De nombreuses distinctions honorifiques ont été accordées à plusieurs de ses professeurs par le Gouvernement depuis la fondation.

En 1900, c’est M. le professeur Gariel, délégué principal des congrès, qui préside la séance de réouverture, assisté de M. Beurdeley, maire du VIII® arrondissement de Paris, membre du conseil de surveillance de l’assistance publique.

Au moment du vote de la loi du 30 novembre 1892 sur la Médecine, de nombreux députés, sénateurs, ministres et les représentants du gouvernement, du haut de la tribune du Parlement, rendaient justice aux efiforls des fondateurs et aux services rendus par l’École Dentaire de Paris.

Le Cercle des dentistes, devenu l’Association générale des dentistes de France, est maintenant la plus importante de nos Sociétés professionnelles françaises (500 membres). La Société d’odontologie de Paris créée un an après l’École (1), sous le nom ^Association scientifique de l’École Dentaire depuis 1881, a permis aux professeurs et aux diplômés de l’École d’apporter une importante contribution aux progrès de la science et de l’art dentaires. Le dispensaire adjoint à l’École, absolument gratuit, en soignant plus de 30.000 ma-

( 1 ) Voir Circulaire de foudation. Godon, 1881 .

lades par an,a donné à Fœuvre ce caractère philanthropique qui lui a gagné tant de sympathies.

A leur tour, les sanctions officielles apportèrent un nouvel encouragement à l’institution : subvention du conseil municipal de Paris, le 27 décembre 1884 ; subvention du conseil général de la Seine, un peu plus tard, continuées chaque année; médaille d’or du ministre du Commerce (1887); reconnaissance d’utilité publique (19 février 1892); diplôme d’honneur à l’Exposition de Bordeaux (1895); mention honorable àcelle deBruxelles (1897);subvention importante (30.000fr.) du ministère de l’Agriculture (1898); deux médailles d’argent à l’Exposition de 1900.

Sous le rapport matériel, l’institution s’est développée incessamment. Peu de temps après sa création, il fallut agrandir le local et augmenter l’installation.

La première année, le local de la rue Richer se composait d’un appartement au 3® étage, comprenant 5 pièces. L’installation se réduisait à 10 fauteuils d’opération. En 1888, le nombre des élèves et des malades continuant à croître, la Société fut transférée dans un hôtel qu’elle occupait entièrement rue Turgot, 4, et rue Rochechouart, 57, où ses divers services furent, jusqu’en 1897, installés dans des conditions plus satisfaisantes.

L’administration de l’École a dû, en 1897, par suite de l’augmentation croissante du nombre des malades et des élèves,transférer son siège,"45, rue de la Tour-d’Auvergne et cité Milton, 5 6is, dans un local plus en rapport avec ses besoins. La Société possède actuellementpour ses divers services de vastes salles bien éclairées dont la plus importante, la salle des opérations, couvre une superficie de 250 mètres carrés et peut contenir plus de 100 fauteuils. Des salles de cours, laboratoires, bibliothèque, musée, etc., complètent cette installation.

Ce qui donne à l’institution dont nous venons d’énumérer les principaux rouages un caractère particulier, c’est que toutes ses créations sont l’œuvre de l’initiative privée et se sont faites avec l’aide des seules ressources fournies par des souscriptions individuelles, c’est-à-dire grâce à la générosité des fondateurs, des membres de la Société et de divers donateurs.

Pour bien faire ressortir ce mouvement de générosité intraprofessionnel et extra-professionnel, nous croyons utile d’annexer le petit tableau suivant qui donne un bel exemple de solidarité corporative.

Souscriptions pour la fondation et le développement de la Société de l’Ecole et du Dispensaire dentaires de Paris

Souscriptions reçues du

ler mai au i5 novembre 1880

i3.84o fr.

16 nov. 1880 au iSjuill. 1886

16 juin. 1886 au 3i août 1887

lersept. 1887 au 3i août 1888

lersept. 1888 au 3i août 1889

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