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CONGRÈS DENTAIRE NATIONAL DE LYON EN

Le 4e congrès dentaire national fut tenu à Lyon les 12, 13 et 14 août 1898. L’ouverture eut lieu dans la salle des fêtes de la Faculté de médecine, en présence des 91 congressistes, dont 80 de la province et 11 de Paris, sous la présidence de M. le professeur Arloing.

Les travaux comprenaient la lecture et la discussion de deux rapports :

« Des lésions des dents et de la muqueuse gingivale dans les diverses diathèses. »

« De l’intervention dans les cas d’abcès et de fluxion. »

Ils comprenaient aussi la discussion de divers vœux et des démonstrations pratiques, au nombre de 25.

Ce congrès fut également intéressant par les discussions qui eurent lieu, au sujet des conditions dans lesquelles devait fonctionner l’enseignement de l’art dentaire, discussions qui furent favorables aux écoles dentaires libres, et aboutirent

quelques mois après à la création de l’École Dentaire et de la Société d’Odontologie de Lyon.

Un 5® congrès dentaire national avait été projeté à Nantes en 1899; mais à la suite de pourparlers engagés entre le bureau central et les dentistes de la région de l’ouest, par crainte que le succès de cette réunion ne fût compromis par l’approche du grand congrès international de 1900, il fut décidé d’ajourner cette assemblée après l’Exposition Universelle.

3® COiNGRÈS DENTAIRE INTERNATIONAL DE PARIS EN 1900

Le succès considérable du 3® Congrès dentaire international, tenu à Paris du 8 au 11 août dernier, est encore trop récent et trop présent à l’esprit pour qu’il soit besoin d’en parler beaucoup.

Nous emprunterons au journal le Progrès dentaire^ du mois de septembre dernier, un article qui suffît à donner une idée de cette imposante et importante réunion.

Le troisième Congrès dentaire international est terminé. Il a été digne de ses aînés de 1889 et i893,car il les a surpassés, conformément à la loi du progrès.

Constitué par l’initiative des seize sociétés dentaires de France, ce congrès a pris une extension considérable, grâce à l’adhésion des grandes fédérations professionnelles étrangères et à la création de vingt comités nationaux qu’elles ont nommés. Il est devenu ainsi la représentation complète et régulière des sociétés dentaires des deux continents.

En dehors de ces délégations, pour ainsi dire officielles, il nous est venu d’Allemagne, de l’Angleterre et de ses colonies, d’Autriche, de Belgique, du Brésil, du Chili, de Costa-Rica, de Cuba, du Danemark, de l’Egypte, de l’Espagne, des Etats-Unis, de la Grèce, de l’Italie, du Luxembourg, du M exique, des Pays-Bas, du Pérou, du Portugal, de Roumanie, de Russie, de la Suède, de la Suisse, de la Turquie, de l'Uruguay, des centaines d’adhérents, qui, joints à ceux de Paris et du reste de la France, représentaient plus de douze cents congressistes.

Ce congrès avait été très bien préparé, et ses organisateurs méritent tous nos éloges et'toute notre reconnaissance.

Des rapports ou communications, formant le programme scientifique e technique du congrès et dus à la collaboration active des comités d’orga-

nisation de sections et des comités nationaux étrangers, résumaient les préoccupations et les aspirations du monde dentaire tout entier. Ils étaient au nombre d’environ de cent quatre-vingts, et ont été lus et discutés, l’après-midi, à l’hôtel des Sociétés savantes.

D’autre part, les démonstrations pratiques, si appréciées dans notre art, et soigneusement choisies par les divers comités, ont eu lieu, le matin, à l’Ecole Dentaire et à l’Ecole Odontotechnique.

L’impartialité nous défend de nommer personne, mais on verra facilement par les comptes rendus que les confrères, qui figurent à l’ordre du jour des assemblées générales, des assemblées de sections ou des séances de démonstrations pratiques, représentent une sélection parmi l’élite professionnelle de tous les pays.

Ce n’est pas tout : on avait organisé un musée comprenant : a) les moulages, pièces anatomiques, scientifiques, collections diverses, ainsi que les méthodes d'enseignement ; b). Les travaux, produits, procédés, présentés par des confrères ou par des écoles et sociétés~professionnelles.

L’Ecole dentaire de Paris et l’Ecole odontotechnique avaient chacune des vitrines, indépendamment de leurs expositions.

Enfin, il y avait une exposition permanente avec démonstrations d’instruments, outillages de cabinets d’opérations et d’atéliers, présentés par les fabricants ou fournisseurs pour dentistes.

Comme intermèdes, diverses attractions ont été offertes aux congressistes : soirée de réception, dîners, banquet, fête à Saint-Germain, et même excursion à Fontainebleau.

Notre congrès a donc été très sérieux, admirablement préparé, fort suivi. Il a attiré des maîtres et une foule de disciples. Il a eu une portée scientifique que le professeur Gariel a su faire ressortir à la séance d’inauguration ; il a répondu enfin aux légitimes ambitions de notre pays, à la splendeur de l’Exposition universelle.

S’il n’a pas apporté beaucoup d’inédit, il a vraiment contribué à la diffusion d’idées utiles et pratiques. Il a rapproché des hommes voués aux mêmes recherches, animés des mêmes sentiments, des mêmes préoccupations. Comme tous les autres'congrès, il a eu cet effet heureux de mettre en présence des praticiens de nationalité, de langues différentes, et de les associer durant quelques jours dans les mêmes travaux, dans les mêmes distractions. De là, des conséquences faciles à saisir.

SÉANCE d’inauguration

Elle a eu lieu lemercredi 8 août, à 9 h. 1/2 du matin, dansla grande salle du palais des Congrès, sous la présidence d’honneur du professeur Brouar- DEL, doyen de la Faculté de médecine de Paris, et sous la présidence effective du professeur Gariel, délégué du Gouvernement.

Sur l’estrade ont pris place, aux côtés du président, les membres de la commission d’organisation, des comités nationaux, les délégués officiels des gouvernements, des Universités et des Sociétés, parmi lesquels nous citerons: MM, Dr Harlan (de Chicago); Dr Walker (de New-York) : Brunton (de Leeds) ; Cunningham (de Cambridge) ; professeur Hesse (de

Leipzig) ; D*' T’ranck (de Vienne) ; Agular (de Madrid) ; Grevers (d’Amsterdam) ; professeur' Limberg (de Saint-Pétersbourg) ; Sjoberg (de Stock holm) ; Guillermin (de Genève) ; Baruch (de Bruxelles) ; etc. ; les professeurs et directeurs des deux Ecoles Dentaires de Paris : MM. Dr Queudot, Dücournau, Martinier, Roy, Blocmax, etc.; D'' Martin (de Lyon); Schwartz (de Nîmes) ; -Dipparaguere (de Bordeaux) ; Dr Nux (de Toulouse), etc.

La salle suffisait à peine à contenir la foule des congressistes.

Le Dr Sauvez, secrétaire général, donne lecture de la correspondance.

M. Godon, président de la commission d’organisation, ouvre le congrès en souhaitant la bienvenue aux présidents et aux congressistes ; il évoque rapidement les progrès accomplis par l’art dentaire au point de vue social. Traçant aux différentes sections le programme de leurs travaux, il conclut en leur demandant de faire appel aux gouvernements, pour que les services que rend Tart dentaire,s’étendent à toutes les classes, pour que les services dentaires publics, à l’école, dans l’armée et dans les hôpitaux, assurent aux déshérités de la fortune les bénéfices du progrès de la science odontologique.

Le Dr Sauvez, secrétaire général, lit son rapport, dans lequel il fait l’historique du congrès, s’attache à montrer de quelles garanties sa constitution a été entourée, et exprime le vœu que cette organisation subsiste, sous la forme d’une fédération permanente internationale, dont le besoin se fait sentir pour l’intérêt général de la profession.

Enfin, M. Viau, trésorier, dans son rapide exposé financier du programme du congrès, indique le brillant succès qu’il a obtenu par un chiffre de ii 5 o adhérents, chiffre qui n’avait pas encore été atteint.

Le Professeur Gariel, délégué principal, souhaite un heureux succès au congrès, et adresse, au nom du gouvernement de la République, les compliments de bienvenue aux délégués officiels des gouvernements étrangers et à tous les congressistes. Il déclare ouverte la session du congrès.

Le bureau provisoire est maintenu dans ses fonctions par acclamation.

Présidents d'honneur. Il est procédé ensuite à l’élection des présidents d’honneur du congrès et des bureaux honoraires des sections : MM. Lecau- DEY (de Paris); Brxxnton (de Leeds) ; Dr Harlan (de Chicago); professeur Hesse (de Sjopzig); Sjoberg (de Stockholm).

Des adresses au congrès sont prononcées par les représentants des différents pays, au milieu des applaudissements et de l’enthousiasme des congressistes.

Listes des orateurs : professeur Hesse pour l’Allemagne; G. Brunton pour l’Angleterre ; Dr Franck pour l’Autriche ; M. Baruch pour la Belgique ; M. He'îdé (de Paris) pour le Danemark et la Norwège; M. Aguilar pour l’Espagne ; D' Harlan pour les Etats-Unis ; M. Grevers pour les Pays-Bas; M. Sjoberg pour la Suède; M. Guillermin pour la Suisse; M. Cunningham pour l’Université de Cambridge; Dr Ayrapaa au nom de la Société Odontologique de Finlande ; Dr Decker pour le grand-duché de Luxembourg.

MM. les délégués du royaume d’Italie renoncent à prendre la parole en raison du deuil qui frappe leur pays.

Les travaux du congrès commencent dès l’après-midi, à l’hôtel des Sociétés Savantes.

La première assemblée générale a eu lieu à i h. 1/2. Citons les communications, sur lesquelles nous reviendrons, de MM. Mummery, Case, Sébileaü et Sérié, Choquet.

A 4 heures, assemblées de sections. Parmi les nombreux travaux présentés, les plus importants sont ceux de MM, Tellier, de Lyon [la Nutrition de la dentine sous les influences physiologiques), Michaëls [Essqi de sialo-séméiologie), Choquet (Etude de quelques microbes de la carie dentaire), etc., etc.

L’organisation scientifique comprenait 8 sections, ces 8 sections furent dans plusieurs séances réunies en Assemblées de groupes :

ler Groupe. — Scientique (ire et 2® sections).

26 Groupe. — Technique ( 3 e, 4 ® et 5e sections).

3e Groupe. —D’ordre professionnel et social (6®, 7e et 8® sections).

9e Section. — Démonstrations pratiques.

Sous-section A:

Démonstrations pratiques de dentisterie opératoire, clinique de chirurgie et d’anesthésie.

Sous-section B:

Démonstrations pratiques de prothèse et clinique de prothèse.

loe Section. — A. — Musée comprenant les moulages, pièces anatomiques, scientifiques, etc., ainsi que les méthodes d’enseignement,

B. — Travaux, produits, procédés présentés par des confrères ou par des écoles et sociétés professionnelles.

Voici d’ailleurs, abstraction faite de la séance d’inauguration dont nous avons déjà parlé, le programme journalier des travaux du congrès.

Mercredi 8 août, à 1 h. t/2 de l’après-midi.

/re Assemblée générale de i h. ijs à 3 h. 1(2 Grande salle de l’hôtel des Sociétés Savantes, 28, rue Serpente.

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