PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE THÉORIQUE
ir* ANNÉE
Cours de dentisterie opératoire.
Cours de prothèse dentaire.
Il existe également des cours préparatoires qui comprennent ; 1 ° Eléments d’anatomie dentaire;
2 " Eléments de pathologie spéciale ;
Eléments de thérapeutique spéciale ;
4° Eléments de dentisterie opératoire ;
5® Eléments sur le matériel opératoire et l’antisepsie.
Ce cours comprend :
Dentisterie opératoire.
Thérapeutique et matière médicale spéciale.
Prothèse dentaire.
Anesthésie.
Anatomie et physiologie dentaires.
Pathologie dentaire.
Le cours de 3« année comprend :
1 “ Anatomie et physiologie dentaires (humaines et comparées) ; 2 ° Histologie ;
3» Pathologie dentaire ;
4® Thérapeutique spéciale
( Traitement, Dentisterie opératoire.
^ Matière médicale appliquée ;
5“ Anesthésie;
( Prothèse dentaire ;
6 “ Prothèse \ Orthopédie ; — prothèse restauratrice de la houche et de ( la face ;
7 ® Droit médical dans ses rapports avec l’art dentaire.
Cet enseignement se donne au dispensaire de FÉcole Dentaire et ne peut se donner ailleurs.
On a essayé vainement, dans certains pays, de le donner dans des services dentaires créés dans les hôpitaux.
Or la conception de l’Assistance publique de tous les pays, pour la distribution des services dans ses hôpitaux, est limitée à un service de consultations et d’opérations d’urgence. C’est ainsi que cela fonctionne en France, et à Paris notamment.
Nous ne reviendrons pas sur les critiques très vives qui ont été adressées à ces services dentaires hospitaliers, qui coûtent très cher à l’Assistance publique pour les résultats qu’ils donnent (1).
Je ne veux pas reproduire ici le tableau très vif, et pourtant très exact, qu’en avait fait M. Cross (2). Il concluait en les appelant, je crois, les services d’arracheurs de dents des hôpitaux en les accusant d’offrir aux malades une thérapeutique dentaire vieille de 4 siècles à peine, digne du temps d’Ambroise Paré, etc. Des gens de la maison en ont dit plus de mal encore, et, sans vouloir citer ici l’article qu’en fît Magitot il y a quelques années, qui disait, je crois, que l’organisation matérielle de ces services était honteuse, il me suffira de reproduire quelques lignes d’un ancien interne des hôpitaux, le D’’ Frey, dentiste des hôpitaux.
Donc l’Assistance a créé des services dentaires pour les indigents et ceuxci ne peuvent être soignés comme les progrès de la stomatologie le commandent ; ce sont surtout des services d’extraction, les soins sont forcément insuffisants en qualité comme en quantité (deux à trois heures, deux fois par semaine seulement) ; quant à la prothèse et aux redressements, qui ne doivent plus être considérés comme un luxe à l’époque actuelle,il est mutile même d’en parler.
Pour mon propre compte, je trouve pénible que des docteurs, distingués pour la plupart, en soient réduits à faire, ou à peu près, ce qui était réservé jadis au garçon d’amphithéâtre ou au concierge de l’hôpital (3).
Cet article prouve qu’actuellement les services dentaires hospitaliers ne peuvent être suffisants pour donner l’enseignementteehnique complet, qu’ils sont à peine suffisants pour le traitement des malades, réduit aux consultations et aux
(D Voir Godon, Services dentaires en France.
(2) Voir Gross, Services dentaires hospitaliers. Odontologie.
(3) Voir Fret, VOdontologie et Tribune médicale, igoo.
opérations d^’urgence ; ils ne peuvent même être considérés comme un lieu d’enseignement restreint. Mon opinion est qu’ils ne pourront jamais faire plus, à moins qu’on ne crée dans un hôpital, une véritable école dentaire avec les salles de traitement (de la dentisterie opératoire) et les laboratoires de prothèse qu’elle comporte ; auquel cas, ce ne serait plus un service dentaire hospitalier, mais une école dentaire.
Il est rare qu’un hôpital ait assez de place et de ressources disponibles pour les employer à une telle extension du service dentaire, et que ses autres services ne les absorbent pas préalablement.
Donc l’enseignement technique doit se donner au dispensaire de l'école, les services dentaires hospitaliers ne devant être que des auxiliaires des services de consultations, envoyant leursmaladesà l’école commele proposesijustementM. Fret.
Pour une Assistance publique comprenant bien son devoir, l’école dentaire serait, pour les malades de ses hôpitaux, le service externe de traitement; les services hospitaliers étant les services internes de consultations.
Une opération qui a une grande importance au service dentaire des hôpitaux ,et qui en a beaucoup moins à l’École, c’est l’opération de l’extraction.
Dans le 1®’’ cas c’est l’opération principale; dans le 2® cas, cette opération est rare^ réduite aux cas reconnus comme indiqués par la thérapeutique dentaire de notre époque.
Cet exemple nous semble typique pour justifier notre argumentation, tant au point de vue enseignement qu’au point de vue de l’assistance publique.