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LES RAYONS 2 OU ÉLECTRONS NÉGATIFS

Les rayons 3 sont considérés comme composés d'électrons identiques à ceux des rayons cathodiques. Ils seraient donc formés d'atomes électriques négatifs dégagés de toute matière. Leur masse serait comme celle des particules cathodiques, la 1.000* partie de celle de l'atome d'hydrogène. Leur vitesse varierait entre 33 °/o et 95 °/o de celle de la lumière.

Ils sont émis en proportion beaucoup plus faible que celle des particules a. puisqu'ils forment à peine 1 pour cent du total de la radiation. Ce sont eux, nous l'avons dit, qui produisent les impressions photographiques.

Leur puissance de pénétration est considérable. Alors que les rayons x sont arrêtés par une feuille de papier ordinaire, les rayons !3 traversent plusieurs millimètres d'aluminium. C'est probablement en raison de leur grande vitesse qu'ils sont beaucoup plus pénétrants que les rayons cathodiques du tube de Crookes capables seulement de traverser des feuilles d'aluminium de quelques millièmes de millimètre d'épaisseur.

Ils rendent immédiatement lumineux les corps susceptibles de phosphorescence en les frappant, alors même qu'ils en sont séparés par une mince lame d'aluminium. La phosphorescence est très vive avec le platino-cyanure de baryum et les variétés de diamant capables de phosphorescence *.

Les particules '^ semblent aussi complexes que les particules a, comme le prouve la vitesse différente des

1. C'est même sur celle proprié é que je me base pour apprécier rapidemenl l'inlensiié de divers éohaaiillaas de radium. Quand le tube contenant un sel d» radium rend le diamant pbo^pnorescent à travers une mince lame d'alumiaium,. on peut considérer ce sel comme très actif.

éléments qui les composent. On se rend compte aisément de cette inégalité de vitesse par l'étendue de l'impression pHotographique qu'elles produisent lorsqu'elles sont soumises à l'action d'un champ magnétique. On constate également en recouvrant la plaque photographique d'écrans d'épaisseurs différentes que îes diverses particules p possèdent des pouvoirs de pénétration différents. Il est donc à supposer qu'elles représentent des stades très divers de dissociation de la matière.

j 4. — LES RAYONS y OU RAYONS X.

A côté des radiations a et p chargées les premières d'électricité positive, les secondes d'électricité négative, les corps radio-actifs émettent en proportion extrêmement faible (moins de 1 %) des radiations y tout à fait analogues, par leurs propriétés, aux rayons X, mais possédant un pouvoir de pénétration supérieur, puisqu'elles peuvent traverser plusieurs centimètres d'acier. Cette propriété permet de les séparer facilement des radiations a arrêtées par une feuille de papier et des rayons p, arrêtés par une lame de plomb de quelques millimètres d'épaisseur.

Leur nature est d'ailleurs ignorée et si on les suppose semblables aux rayons X, c'est uniquement parce qu'elles ne sont pas déviées par un champ magnétique et possèdent un grand pouvoir de pénétration.

Ce qui complique singulièrement l'étude des émissions précédentes (a, [â et y), c'est qu'aucune ne peut toucher un corps gazeux ou solide sans provoquer immédiatement, — en raison sans doute de l'ébranlement provoqué par leur énorme vitesse, — une dissociation d'où résulte la production de rayons dits secondaires, analogues par leurs propriétés aux rayons primitifs. Ces radiations secondaires impressionnent également les plaques photographiques, rendent l'air conducteur de l'électricité et sont déviées

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par un champ magnétique. Elles peuvent produire par leur choc des rayons tertiaires jouissant des mêmes propriétés, et ainsi de suite. Ce sont les rayons secondaires fournis par les rayons y qui sont les plus actifs. Au contact de la matière ils engendrent surtout des rayons ^. Une impression photographique à travers une plaque métallique est parfois accrue par l'interposition de cette plaque, parce que les rayons secondaires viennent alors superposer leurs effets à celui des rayons primitifs. ,

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