Macaulay, History of England, t. !•', p
fants de huit ans et d autres plus âgés ont été réellement exténués de travail dans mon district, de six heures du matin à neuf heures du soir, pendant le dernier semestre de Tannée 1857 i. Des enfants déposent qu'ils doivent travailler jusqu'à neuf et dix heures du soir2. Dans les fabriques, si dangereuses, d'allumettes chimiques, on a trouvé surtout des enfants « déguenillés, à demi-morts de faim et corrompus3 ». Pour les industriels, éperonnés par la concurrence, la vie humaine compte peu ; il faut que les machines marchent sans cesse. Des fabricants répondent à une commission d'enquête sur le travail des enfants, que ceux-ci ne peuvent manger régulièrement, car ces temps de repos entraîneraient une perte de chaleur rayonnée 4. En 1834, pendant une période de production fébrile, les fabricants écossais proposaient qu'on leur envoyât du Midi l'excès de la population agricole, se chargeant, disaient-ils, de l'absorber et de la consumer (absorbe it and use it up) 5.
Je cite surtout l'Angleterre, parce que le mal y est plu? aigu ; mais, Villermé, a établi, en France, que, dans certaine;* lilatures, on a exigé, d'enfants de sept ans, quinze heures et demie de travail effectif par jour 6.
Forcé, dans cette rapide revue, de signaler seulement les faits les plus saillants, je passerai rapidement sur le travail nies adultes ; mais les enquêtes à son sujet fourmillent de faits navrants. Ce sont des ouvrières en robe, qui travaillent de quinze à dix-huit heures sur vingtnjuatre, dans une •atmosphère à peine supportable et meurent d'excès de la-