Ibid., XIII, v
le chien est vénéré de son vivant, il ne cesse pas de l'être quand il est mort. Les prescriptions relatives aux cadavres des chiens et des hommes remplissent le Vcndidad.
L'inculture de la terre sur laquelle sont morts des chiens et des hommes doit être d'une année entière *.
Si Ton enfouit des chiens ou des hommes morts et si un an s'écoule sans qu'on les déterre, il faudra mille coup> d'aiguillon pour expier cette faute 2. Attend-t-on deux ans ? le crime devient éternellement inexpiable 3.
La crémation des morts est aussi un crime indélébile *. D'autre part, ce qui afflige le plus la terre, c'est d'y enterrer en grand nombre les chiens et les hommes morts 5.
On ne fait guère de différence dans YAvesta entre le chien et l'homme, et Tavernier nous raconte que les Parais appliquent sur la bouche de leurs agonisants la gueule d'un jenne chien chargé de happer au passage l'âme du moribond6.
Les deux plus grands crimes consistent soit à porter, seul, un cadavre, soit à s'unir avec une personne infidèle. Pour le premier, on encourt d'abord une longue réclusion, puis, quand on est devenu vieux, la décollation7. Le second crime est pire encore, il trouble tout l'univers. Celui qui Ta commis change en bourbier, par son regard, le tiers des eaux, anéantit le tiers de la croissance des arbre?, le tiers des herbes ; il enlève aux hommes purs le tiers de leurs bonnes pensées8, etc. ; il est plus nuisible que les serpents et les loups.
Au contraire YAvesta tolère et même honore certaines