Richardfon, Amérique, t. IV
2. WalUce, Malaij Archipelago, t. I, p. 173-219. 8. W. Baker, L'Albert .VraitM, p. i20.
â08 L'ÉVOLUTION DE LÀ MORALE.
lots el ayant, pour tout vêtemeat, une bande de loile autour de la tète el un collier de verroterie autour de la taille'.
A Boussa, le roi, apprenant qu'en Europe la polygamie était interdite, observa judicieusement que c pour les autres bommes, c'était bien, mais que, pour le roi, c'était mal* ».
Chez les Joloiïs, dans le royaume de Barsalli, Tusage des moustiquaires est un privilège royal. Défense aux inférieurs de s'en servir, ce sous peine d'esclavage'. Pourtant, dans les États minuscules, cbez les roitelets, le primitif parlementarisme de rAfrique noire est toujours en vigueur; il y a des /)a/abr^5 où il est permis de discuter en présence du roi, mais, dit Laing, tout cela est pour la forme et en parlant l'orateur a soin d'observer soigneusement le visage du maître, pour y puiser des inspirations*. En Cafrcrie aussi, quand la discussion parlementaire prend un tour déplaisant pour le chef, celui-ci arrête tout court le flot d'éloquence de l'orateur en jetant sa massue devant lui.
Chez les Mam-Niams, dit Schweinlurth, le pouvoir des chefs est illimité. De temps en temps même, uniquement pour faire acte d'autorité, ils se précipitent sur l'un quelconque de leurs sujets et lui tranchent la tète ; car tel est leur bon plaisir*.
Dans TAchanti, le roi est au-dessus de toutes les lois et ses fils peuvent impunément commettre tous les forfaits possibles; j)Our ces êtres de sang royal, il n'y a pas de crime*. Au contraire, pour les inférieurs, mourir au service