‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 139 sur 330 · Lac, cit., in Revue Britannique · texte numérisé non relu

Lac, cit., in Revue Britannique

tlO L*ÉV0LUT10N DE LA MORALE.

une amende, et en outre à Tamputation d'un doigt ^; au con- Irairc le meurtre se pouvait racheter chez eux par une forte amende. Parfois l'homicide était condamné & recueillir h femme et les enfants de celui qu'il avait tué. Pour les coups et blessures ils avaient déjà un tarif, dont nous retrouverons l'équivalent en Germanie; tant pour une oreille, tant pour la main, tant pour chaque doigt, etc.*.

D'autres Mongols ont établi des responsabilités, auxquelles on n'a pas songé en Europe. Ainsi des amendes en chameaux ou tètes de bétail frappaient une personne atteinte de petite vérole, quand elle avait communiqué sa maladie i d'autres^.

De même tout refus d'hospitalité ayant entraîné des conséquences graves était puni d'une amende^ Ces lois humaines sont inconnues dans les sociétés absolument sauvages; elles dénotent déjà un progrès moral considérable, aussi les Mongols sont-ils plutôt barbares que sauvages. Mais continuons no're revue.

Les Atchinois punissent le voleur par la noyade et après rexéculion, le corps du criminel est exposé pendant plusieurs jours. Déjà, et cela indique aussi une moralité qui se dégage de la sauvagerie, ils ne considèrent plus l'adultère comme un vol ordinaire et ils ont à son sujet inventé une pénalité singulière. L'homme, coupable d'adultère, est muni d'une arme et placé au milieu d'un cercle d'hommes aussi arméf?: à lui d'en sortir, s'il le peut*.

Parmi les primitives et si curieuses populations du Bengale, nous retrouvons encore les traits principaux de \^

1. Pallas, cite dans Wake : Evolution of MoralUy, l. I*% p. 270.

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