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Letourxeau. — L'évolution de la morale. 19
iOO L'ÉVOLUTION DE LA MORALE.
en entier ; au contraire, dans le même cas, le roi doit donner aux brahmanes la moitié de la trouvaille '.
Kn eflV'l le brahmane est d'une essence absolument supérieure : € Le brahmane en venant au monde est placé au premier ranjr sur celte terre... Le brahmane ne mange que sa piopre nourriture, ne porte que ses propres vêtements, no donne que son avoir ; c'est par la générosité du brahmane que les autres hommes jouissent des biens de ce inonde ^ >
« Un brahmane âgé de dix ans et un kchatriya pai*venu à raj^e de cent années doivent être considérés comme le père et le fils ; c'est le brahmane qui est le père '. »
Jl est difficile de pousser plus loin la folie de l'orgueil aristocrati(|ue.
Il va de soi que des êtres semi-divins, comme les brahmanes, ne sauraient être soumis aux mêmes obligations morales que le reste des mortels : c Un brahmane possédant le Rig-Véda lout entier ne serait souillé d'aucun crime, même s'il avait lue lous les habitants des trois mondes el accepté de la nourriture de l'homme le jjIus vil *. »
Au contraire, cenl années d'enfer sont infligées à quiconque se pi'écipite sur un brahmane avec l'intention de le luer el mille à qui Ta fiappé\
Nous sonmies en pleine morale religieuse et les élraiigetés ne doivent plus nous étonner.
A lout honime de la dernière classe, qui insultera des Dwidjjis (homiiies deux fois nosy les brahmanes), on coupera la langue". l]n stylet de fer, long de dix doigts, sera enfoncé tout brûlant dans la bouche du Soudrà qui aura ouïrago un