Liv. VIII, V
n. Liv. VIII, V 413.
«i. Liv. Vill, V. 117.
29i L*£V0LUT10N DE LA MORALE.
crocodile, un hibou ou une corneille, qu'il fasse la pénitence prescrite pour le meurtre d'un soudrâ, celle du Tchandrayana^ î (un mois d'un jeûne croissanl et décroissant suivant les ])hases lunaires).
D'ailleurs l'iniquité s'étale, dans ce code théocratique, avec la plus grande naïveté. Dans les cas d'adultère où la peine capitale est ordonnée contre les autres classes, le brahmane en doit être quitte pour une tonsure *.
Au contraire la brahmine adultère doit être c dévorée par des chiens sur une place publique très fréquentée > et son complice brûlé sur un lit de fer chauffé au feu ^ 11 s'agit bien entendu du complice non brahmane.
Quant au brahmane on est, pour lui, plein d'indulgence : € S'il a donné le jour à un enfant par son union avec une femme déjà mariée à un autre, qu'il expie sa faute par une purification de trois jours *. »
11 est licite à une jeune lillc d'aiinor librement un homme d'une classe supérieure, mais elle sera enfermée dans sa maison sous bonne garde, si elle s'attache à un homme de caste inférieure ^
Le soudrA, qui entretiendra un commerce criminel avec une femme (non niariée) appartenant à l'une des trois premières castes, sera privé du membre coupable et de tout son avoir, si elle n'était pas gardée ; si elle l'était, il perdra toiiL ses biens et la vie ^
Pour divers outrages aux c mœurs », on dislingue soigneusement les cas ou le délit a été connuis avec violence et ceux où il n'y avait pas de dilférence de rang, pour prononcerai