Ibid., p
Letourneau. — L'évolution de la morale. 21
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d^offioe, qui interrient, par exemple, qaand son mari la maltraite': un homicide échappe an supplice, s'il parvient à cacher sa tète sous les manches d*une femme *. Chez le peuple de Dieu, les riches étaient fort considérés; Hammon était déjà plus adoré qu'il n>n avait Tair. Chez les Bédouins dWrabie, la richesse seule ne donne pas d'influence à un homme ': il faut mériter la considération morale.
D'autre part, les progrès ont été considérables. Le penchant à Tivrogmerie, commun à Tépoque dWntar, a été à peu près extirpé. La débauche a été réprimée; les amours contre nature ont été stigmatisés. Le croyant ne prête plus sa femme à son hôte, comme le faisaient autrefois les Bédouins^. Le droit de justice est ôté i Findividu; la femme adultère n'est plus décapitée par son père ou son frère, comme cela se pratiquait encore chez les Bédouins \ Le Coran même, sur ce point plus avancé que la Bible, ne fait plus de l'adultère un crime capital.
Enfin cerlaines prescriptions humanitaires, que nous avons signalées précédemment, sont d'un grand souffle moral ; elles font honneur à Israël ; ce sont des notes nouvelles dans Téthique el elles ont eu dans le monde un légitime retentissement. Remarquons pourtant que des maximes du même jrenro, mais plus philosophiques el plus larges, se trouvent dans les écrits des penseurs gréco-romains et qu elles ont sur rélhique juive le grand avantage de ne relever d'aucun dieu : une humanité plus développée en a trouvé l'inspiration dans son cœur et les a formulées avec sa raison.
i. Burckhardt, Motet on the Bédouins, p. 106.