‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 235 sur 330 · Eschyle. Les Euménides, i. Pausânias, I · texte numérisé non relu

Eschyle. Les Euménides, i. Pausânias, I

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r.b^Ie, ne donoeroot jamais des droits i ce qui n*est pas

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De bonne heure, un vilain coté de toutes les civilisations dé^^')gées de la sauvagerie se développa dans le monde antique ; je veux parler de Tamour de Fargent. Hésiode apostrophe déjà les princes qui vendent leur justice : t Songez-y, Rois ; mangeurs de présents, redressez vos sentences; un mauvais dessein, Test surtout pour qui Ta conyu. > Alcée déclare que « Thomme riche est un grand homme et le pauvre un misérable sans valeur 1 (VF), c Périsse, périsse, dit Anacréon, le premier qui aima ce vil métal. A cause de lui, plus de frères ; à cause de lui, plus de parents : Il engendre les guerres et les meurtres » (Ode XLVI).

Les sages et les législateurs protestaient aussi. Solon défendit de prêter a usure, c'est-à-dire à intérêt ^ Arlstote flétrit aussi Tintérêt, c cette richesse née de la monnaie ellemême • (Wxoç, enfantement, usure)'. Mais rien n'était plus étranger que ces sentiments à Caton Tancien, qui considérait comme admirable de doubler son patrimoine'. Tout le monde heureusement ne lui ressemblait pas. Épaminondas rachetait des captifs, dotait des filles pauvres; Cimon distribuait des aliments, des vêtements. Pourtant, et c'est un point à noter, l'antiquité ne fonda point d'hôpitaux ; le premier hôpital fut créé à Rome, au iv* siècle par une dame roinaine, Fabiola. En revanche, il y avait à Rome, des distributions de blé et d'huile; le sel se vendait à un prix nominal ; on distribuait des médicaments aux pau\Tes, etc.*.

Voilà pour la morale pratique ; les poètes et les philosophes ont, de leur côté, noté tout ce qu'il y avait de grand,

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