‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 237 sur 330 · E. HuYct, VHeUénismey p · texte numérisé non relu

E. HuYct, VHeUénismey p

.^K LtT0Lm05 Di: LA SOftALE.

qu'? Tesclave est un ami de condition infêrieare '. c Le sayre, dit-il ;tilleur5. donnera sa vie poar son ami*. > Socratese proclame citoyen da monde ^ Platon affirme que, dans un État bien réï;l<f . la so4:iété tout entière doit ressentir les plai« «ir^ ou les peines de chacun de ses membres, c La politique, dit-il, est la science qui fait r^er* la justice. >

Suivant Solon, la cité la plus heureuse est celle où les citoyens, qui s*? rroient à Tabri de Finjustice, sont prêts néanmoins à s^' opposer*. Pour Aristote, la loi est une intelligence sans passion ; la justice n'est que Tutilité commune * ; la soriéléestune alliance offensive et défensive destinée i mettre chaque individu à Tabri de l'injustice {Politique, liv. III, ch. v). Ëpicure avait déjà défini la justice : la raison de Tatilité réciproque (3f/ijnmes, XXXLX). Lucrèce proclame que le faible doit toujours trouver grâce. Enfin le stoïcisme de Zenon, d'Epictète, vint affirmer Tégalité native de tous les hommes ot battre en brèche fesclavage. Cicéron, Séncquc, la foule des philosophes marchèrent sur ces traces. Cicéron parle de charité universelle {Caritas gêner is humani)' ;\\ veut que l'on soit juste, même pour Tesclave. Sénèque déclare qu'il est aussi mal à un homme d'avoir une maîtresse qu'à sa femme d'avoir un amant*.

Marc-Aurèie écrit que son pays est le monde; que ce qui n'est pas utile à l'essaim ne saurait être utile à l'abeille (Maximes, LIV); il veut qu'on aime ceux qui nous offensent (XXII); il dit que le privilège de riiomnic, c'est d'être bien-

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