‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 261 sur 330 · Id., Ibid,, p · texte numérisé non relu

Id., Ibid,, p

pour le nouiricier littéraire un droit viager sur une portion des biens de son nourrisson littéraire *.

Au contraire, la cruauté des peines édictées contre le vol et en général le caractère féroce de la pénalité attestent hautement la barbarie européenne. Dans cet ordre de faits, il faut vraisemblablement faire honneur à l'influence chrétienne des lois protectrices des enfants nés ou à naître et de la sévère répression de certains outrages aux mœurs, devenus à la longue immondes pour notre sens moral après avoir été des peccadilles pour l'antiquité. Sous ce rapport le dressage chrétien a réussi à rendre notre conscience plus délicate.

Mais la grande réforme sociale et morale, celle qui sépare nettement l'Europe de l'antiquité, ce fut l'abolition du servage; elle s'opéra graduellement et bien lentement, puisque, en 1775, le parlement de Besançon déclarait encore serfs de l'abbaye de Chéseri les habitants de la vallée de ce nom , puisque l'affranchissement des serfs russes date d'hier. Pourtant cette profonde révolution s'est accomplie et elle atteste un niveau moral, que n'a pas atteint l'antiquité.

Dans la prochaine leçon, j'étudierai la morale contemporaine.

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