Uadiguct, Derniers sauvages, p. 1G
i. Porter, IHst, univ. des voyages^ t. VI, p, 3.
5. Bougainvillc, Ilist. univ. des voyages, t. IV, p. 172. ^ D'Orbigny, L*iIomme américain, l. I, p. 415.
e nonchalamment dans son hamac, ou chasse, avant tout fardeau son arc et ses flèches, tandis que la e le suit en portant les enfants, les vivres, et doit, 1 on s'arrête, aller chercher l'eau et le bois, faire la cui- >
dire des anciens missionnaires, les Indiens du Paraavaient encore, au xvu* siècle, l'habitude de tuer les es quand elles devenaient vieilles : « Il règne parmi ces es, écrit un rédacteur des Lettres édifiantes, un usage ous surprit étrangement : leur coutume est de tuer les es dès qu'elles passent trente ans. Us en avaient ê une avec eux qui n'avait que vingt-quatre ans : un 5 Indiens me dit qu'elle était déjà bien vieille et qu'elle it plus guère à vivre, parce que, dans peu d'années, on t l'assommer ^ »
rifier les femmes, quand elles ne peuvent plus trar, c'est presque le suprême degré de la sauvagerie ; les Australiens et les Fuégiens vont plus loin encore mangeant; mais leur laisser tous les travaux pénibles réserver seulement la chasse et la guerre, c'est une presque sans exception tant que dure la phase pri- ! de l'évolution morale.
Peaux-Rouges mâles ne fabriquent que leurs armes;, litre travail serait pour eux déshonorant; tout au plus -ils les femmes dans la construction de leurs canots ce^. Les Comanches fument, mangent, chassent, se t et dorment, sans rien faire autre chose*. Chez les peaux-rouges, qui avaient une agriculture rudimenles travaux agricoles étaient entièrement dévolus aux
d*0rbigny, L*Homme américain, i. 1*, p. 197.
tre$ édifiantes, t. \V, p. 351.
nenech, Voyage pittoresqvie dans les déserU du nouveau monde, p. -467.
Denech, loc. cit., p. 338.
femmes : elles labouraient, semaient le maïs, récoltaient le riz sauvage ; en outre elles préparaient les peaux et les fourrures, faisaient sécher les viandes et les racines pour les provisions d'hiver, etc*. Chez les Noutka-Golombiens, les femmes recueillaient des coquillages, portaient le poisson dans les huttes, préparaient les sardines, fabriquaient les vêtements, allaient à la pèche, maniaient les pagaies, sans que les hommes songeassent à leur venir en aide '.
Mêmes mœurs en Afrique, aussi bien chez les Hottentots pasteurs que chez les nègres plus ou moins agriculteurs. C'est toujours la chasse et la guerre qui par excellence sont les occupations nobles, celles de l'homme ; le reste regarde les femmes, et celte divison du travail fait qu*entre les deux sexes, il n'y a presque pas de vie commune'. Pourtant, chez les Cafres, adorai dégagés de la sauvagerie tout à fait primitive, les hommes revendiquaient pour eux le soin du bétail, de la vache, de la « perle à poil », comme ils disaient. L'agriculture, d'origine plus récente, était abandonnée auxfemmes, et la reine des Cafres Betchouanas fouissait elle-même la terre, en chantant comme et avec les autres femmes. 11 en est partout ainsi. A l'autre bout de l'Afrique*, chez les Niam-Niams, les hommes chassent pendant que les femmes labourent 5, et il est en de même au Gabon, etc. Dans une tribu de cette dernière région, dit du Ghaillu, on avait, obéissant à un vague sentiment d'équité, décidé que les femmes devaient d'abord travailler pour nourrir leur maître puis que, celui-ci étant convenablement sustenté, elles pourraient disposer à leur gré du reste de la récolte*.