CHAPITRE IV
Les ondes électriques.
En 1888, le physicien Hertz découvrit que les décharges électriques oscillantes engendrent dans Téther une série d'ondulations analogues à celles produites par la chute d'un corps dans l'eau. Il démontra que ces ondes se propagent, se réfractent, se polarisent comme la lumière et circulent avec la même vitesse, n'en différant que par leurs dimensions. Les plus petites ont 5 millimètres de longueur, alors que les ondes lumineuses, les plus grandes, ont 50 microns. Les dernières sont donc cent fois plus petites que les premières.
Les ondes électriques produisent sur les corps conducteurs qu'elles rencontrent des courants d'induction. Ce fut en observant les étincelles ainsi cut gendrées que Hertz révéla l'existence des ondes qui portent actuellement son nom. C'est sur la propagation de ces ondes, dans l'espace, qu'est basée la télégraphie sans fil. Pour déceler au loin leur présence, il suffisait de trouver un réactif analogue à l'oreille pour le son ou la plaque photographique pour la lumière.
Les seuls caractères communs aux ondes électriques et à la lumière sont leur vitesse de propagation et
leur propriété de pouvoir être réfléchies, réfractées et polarisées. Mais il faut remarquer qu'un ébranlement périodique de Téther, quelle qu'en soit la cause, possédera nécessairement de semblables propriétés. Il est donc peut-être excessif d'en déduire l'identité des ondes hertziennes et lumineuses. On n'en aurait le droit que si ces dernières possédaient elles aussi des propriétés électro-magnétiques et pouvaient, par conséquent, produire des courants d'induction sur les conducteurs. Or, on n'a jamais pu obtenir avec elles aucun phénomène électrique ou magnétique ni constater leur propagation le long d'un fil, comme pour les ondes électriques.
Il serait sans intérêt d'insister sur ces différences, la théorie électro-magnétique de la lumière généralement admise correspond à ce besoin de simplification et d'unification si général en physique aujourd'hui. Le temps seul peut remonter de tels courants.
Renonçant donc à contester la valeur d'analogies universellement acceptées maintenant, nous nous bornerons à remarquer, en passant, que les ondes hertziennes sont à l'électricité ce qu'est la chaleur rayonnante à celle qui] circule dans la matière. Un corps chaud rayonne dans l'éther des ondes dites de chaleur rayonnante, qui élèvent la température des substances sur lesquelles elles tombent. Un corps électrisé déchargé brusquement rayonne des ondes dites électriques, qui peuvent charger d'électricité le corps qu'elles rencontreront. 11 y a là un parallélisme qui ne conduit nullement d'ailleurs à une identité. Les causes déterminant la production des ondes de la chaleur rayonnante ne semblent posséder que de lointaines analogies avec celles des . ondes électriques.