LA PHOTOGRAPHIE A TRAVERS LES CORPS OPAQUES
Il a déjà été expliqué plus haut (fig. 31) comment les objets enfermés dans des boites opaques pouvaient être photographiés. Nous allons maintenant varier ces expériences, en photographiant des objets extérieurs tels qu'une maison à travers un corps opaque.
On peut pour la réalisation ides expériences qui vont suivre se servir de corps opaques très variés. Le plus commode est le vernis du Japon, qu*on coule sous une épaisseur de deux ou trois millimètres sur l'obturateur mobile 4' un objectif dont le fond est remplacé par une lamelle de mica fixée latéralement à la colle forte. Lorsque le vernis est sec on constate en l'interposant entre le soleil et l'œil qu'il semble absolument opaque. On met au point l'objet à reproduire avec la glace dépolie de la chdmbre noire et on place l'obturateur devant l'objectif. 11 constitue ainsi un corps opaque placé entre la lumière et la glace dépolie.
On illumine alors un écran de sulfure de zinc à la lumière du jour et on le met dans le châssis habituel de la chambre noire comme une plaque photographique ordinaire. Soulevant ensuite comme d'habitude le volet du châssis, on le laisse ouvert devant l'objet à reproduire un temps variable suivant l'éclairage. La photographie donnée ici (flg. 33) est celle d'une maison éclairée par le soleil; l'objectif employé était une lentille à portrait. La pose a duré une minute.
M. Izarn : « Je me suis empressé de faire l'expérience avec les malériaux <(iie voQs avez bien voulu m'envoyer et j'ai été stupéfait de la netielé des résuUnis. Je n'aurais jamais cru que ce fut si évident et surtout si rapide. » 11 faut avouer .cependant que la majorité des physiciens a préféré nier l'exactitude de mes expériences que de les répéter. D'autres les ont essayées en s'éclairant avec une lampe rouge de photographe, qui éteint instantanément la phosphorescence du sulfure de zinc, et, naturellement, ils n'ont rien pu observer.
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i*enveloppant presque entièrement et au-dessus de laquelle était un carton blanc éclairé par le soleil. Au développement, on reconnaît que l'image dé la bougie est plus intense que celle du carton.
Cette intensité des sources lumineuses, malgré leur faible pouvoir éclairant, peut être montrée encoie en photographiant inlantanément, la nuit, une rue éclairée par des becs dé gaz. Aucun des objets éclairés n'apparaîtra sur la phôtograpÉSe, mais tous les becs de gaz seront reproduits.
Ces observations permettront de comprendre plus facilement les expériences qui vont suivre, relatives à la photographie instantanée dans l'obscurité à travers des corps opaques.