CHAPITRE V
l’évolution des principaux concepts . 15o
Section I. — Le Concept de nombre. . . 1S6
Retour sur les phases inférieures : concrète et abstraite-concrète. — Gomment se forme l’idée de l’unité. Hypothèses sur son origine expérimentale : le toucher, la vue, l’ouïe, les sensations internes, l’attention. — L’unité est le résultat d’une décomposition, un abstrait. ^ La série des nombres. Procédé de construction. — Rôle des signes ; discussions sur ce sujet.
Section II. — Le Concept d'espace. ... 167
De l’étendue comme donnée concrète. Caractères variables et relatifs. — Passage à la période concrète-abstraite. — De l’espace (abstrait) ; la conception courante et populaire, résultat de l’imagination. Problèmes vains qui s’y rapportent. — Le vrai concept est le résultat d’une dissociation. — Rôle des géomètres. — Imagination d’un espace infini. — Travaux sur la géométrie imaginaire : pouvoir de construction de l’esprit; ils renforcent la distinction entre l’espace perçu et l’espace conçu.
Section III. — Le Concept de temps. . . 180
De la durée réelle (concrète) : le présent; sa réalité; sa détermination expérimentale : maximum et minimum. — Reproduction de la durée : expériences sur ce sujet; le point d’indifférence. — Caractères variables et relatifs. — Origine de la notion concrète de durée : hypothèses diverses : sensations externes, sensations internes ; présomptions en faveur de ces dernières. —: De la duree abstraite (temps). Premier stade qui dépend de la mémoire et de l’imagination seules ; répond
TABLE DES MATIÈRES
1» aux images génériques. La représentation de la durée chez les animaux supérieurs; 2° à la période concrète-abstraite (formes moyennes de l’abstraction). Les peuples primitifs. Pourquoi le temps (nonl’espace) a été personnifié.—Deuxième stade, dépend de l’abstraction. Rôle des astronomes : mesure du temps. — Le temps infini. — Hypothèses contemporaines sur le procédé psychologique qui constitue la notion du temps : des sensations et de leurs images consécutives : des sensations et des intervalles qui sont des sentiments de tension, d’effort. Les « signes temporels ». — Temps plein et temps vide.
Section IV. — Ze Concept de cause. . . 202
Eléments psychiques qui le composent. — Origine de l’idée de cause suivant l’expérience : solutions diverses ayant toutes un fond commun. — Son caractère individuel primitif. Son extension. — Période des images génériques, subjective et anthropomorphique. — Période de la réflexion, élimination partielle du caractère subjectif, réduction à un rapport invariable. — La notion de la causalité universelle est acquise et reste un postulat. — Deux idées lui font échec ; celle de miracle, celle de hasard. — Transformation de la notion de cause. Rôle de la recherche scientifique : sa position est extérieure. Identité de la cause et de l’effet. — La forme contemporaine du principe de causalité universelle. — Deux notions très distinctes de la cause (force, rapport invariable), dont l’une seule est un concept.
Section V. — Le Concept de loi. .209
Valeur objective des idées générales. Deux théories contraires. Pour le psychologue, elles ne sont que des approximations. — Trois périodes dans le développement de la notion de loi. — Période des images génériques. Sens primitif du mot loi. — Période des lois empiriques, correspondant aux formes moyennes de l’abstraction. Leurs caractères : identité du fait
l’évolution dks idées générales
et de la loi ; complexité. — Période des lois théoriques ou idéales, correspondant aux formes moyennes de l’abstraction. Ses caractères: simplicité, détermination quantitative, formule idéale.
Section VI. — Le Concept d'espèce. . . . 230
Sa valeur : débats contemporains sur ce sujet. Éléments constitutifs du concept d’espèce : ressemblance, filiation. Difficultés dérivant du polymorphisme, des générations alternantes. — Races, variétés. — Objectivité temporaire et provisoire.— Les genres. Thèses de Linné et d’Agassiz. — Vague des classifications supérieures à l’espèce. — Les transformistes et leurs adversaires ont un point commun : valeur pratique des concepts. Ni réalité, ni fiction, mais approximation. — Lois et espèces dépendent des conditions d’existence et varient avec elles.