CHAPITRE XXII
Péages et taxes sur le port des marchandises.
Abolition des péages en 1880. — Au xx^ siècle, routes et ponts sans péages ; aux temps féodaux des péages et pasjde routes. — Les ventes et locations des péages, rapprochées de leur tarif, révèlent l'état de la circulation. — Influence des « maltôtes » sur la direction des routes. -— Chemins en apparence déraisonnables ; les marchands « s'en vont par ailleurs ». — Exactions de ces douanes privées. — Suppression au xviii^ siècle des « travers » ou « coutumes » sans titres. — Résistance des propriétaires. — La matière imposable leur échappe peu à peu ; messagers, coches, poste sont exemptés. — Obligation, jusqu'en •1738, pour les bateaux, d'aller
. décharger à Rouen des marchandises destinées au Havre. — Entraves aux transactions, de la part des vendeurs pour se réserver la clientèle locale. — Tendance des acheteurs à susciter la concurrence du dehors.
Abolis par une loi de 1880, lorsqu'ils étaient perçus au profit de TÉtat, ou rachetés peu à peu depuis trente-cinq ans s'ils faisaient Tobjet de concessions particulières, les péages sur les voies