Histoire naturelle, liv. II, LXVI, traduction Littré
LES THÉORIES ELUVIAIRE^
ainsi sur lés eaux inférieures qui, trouvant dans la terre des ouvertures ou canaux, montèrent jusqu'aux embouchures des sources qu'elles firent couler. C'est ainsi que se sont produites toutes les sources et fontaines de la terre.
Jérôme Cardan (1576-1.580) est d'avis que la principale cause qui engendre l'eau sous terre est l'air qui se change facilement en eau. L'impétuosité du flux de la mer pousse certaines eaux dans la terre, les fait passer à travers plusieurs espèces de terrains et produit ainsi des sources d'eau douce. Les pluies, les neiges, les rosées des matinées d'été et les frimas de l'hiver contribuent beaucoup à la formation des sources.
D'Obrzenzki, de Nigi"o Ponti (Nègrepont ?) ^ admet le changement d'air en eau et le flux de la mer comme cause principale des sources ; mais il ajoute que cette quantité prodigieuse d'eau qui à tout moment est engloutie dans des cavernes spacieuses, telles que celles de Charybde et de Scylla, n'entre pas dans la terre inutilement et sans se rendre en quelques autres endroits, comme sont les fontaines. Les eaux de toutes les fontaines ont un léger goût de sel qui augmente à mesure qu'elles sont plus près de la mer.
Van Helmont ^^ (1577-1644) s'imagine le noyau de la Terre comme entièrement formé de sable pur, mêlé dans toutes ses parties d'une quantité d'eau inépuisable et recouvert d'une simple croûte de terre, de pierre et de certains filons de ce sable qui, en quelques endroits, se prolongent jusqu'à la surface de la terre. Selon lui, « ce sable