Bull, de la Soc. Géol. de Fr. {y), XIX
LES THÉORIES SÉDIMENTAIRES
On a en effet constaté, et M. le D"" Anthony vient de renouveler encore cette observation, que nombre de poissons et de cétacés sont capables de transporter des galets dans leur estomac^ et c'est certainement à cette cause qu'il faut attribuer les pierres parfois volumineuses qui grisent dans la craie.
Il nous a toujours paru évident que la formation des cordons de galets suppose nécessairement l'affaissement progressif de la falaise battue par la mer.
Cette théorie développée à plusieurs reprises * s'accommode mal du point de vue de M. Van den Broëk ^ pour qui les cordons de galets jalonnent la base des formations géologiques.
Récemment, M. Charles Cloëz a publié une intéressante théorie de la production des cordons de galets à Tembouchure de la Somme ^
Les hypothèses relatives aux faciès et aux conditions qui les ont déterminés ont parfois subi de profondes modifications au cours des temps.
Alcide d'Orbigny , par exemple \ considère la présence des ammonites comme caractérisant le faciès littoral. Aujourd'hui, au contraire, la plupart des géologues regardent ces fossiles comme propres aux régions pélagiques de la mer ^.
Le faciès oolithique a été considéré par Louis
1. Stanislas Meunier. La Géologie Générale, 2« édition, i vol. in-8®, Paris, 1909.
2. Explication des feuilles de la Carte Géologique de la Belgique,
3. Conférence sur les Bas-Champs de Cayeux [Journal de V Ecole polytechnique, année 1910).
4. Cours élémentaire de Géologie et de Paléontologie stratigraphiques^ t. II, p. 593 et 594 et autres*