I. Leonhard's lahrhuchy 1838, p. 96 et 1839, p
a. London and Edinburgh philosophical Magaiifie, t. V, p.213.
régional , métamorphisme normal , métamorphisme sédimentaire ou bathydrique ^
Historiquement, le cas le plus anciennement étudié est celui du métamorphisme dit de contact et qu'on a depuis qualifié de métamorphisme volcanique. C'est lui en effet, que James Hutton a eu le premier sous les yeux en diverses localités d'Ecosse et qui se reproduit dans les localités classiques des environs d'Antrim, en Irlande.
Dans ce cas, on admet que réchauffement de Teau qui imprègne la roche transformée est causé par l'intrusion d'une roche éruptive dans les géoclases qui traversent le sol. On constate, en effet, que rintensité de transformation va d'une manière générale en s'affaiblissant, à mesure qu'on s'éloigne de la masse intrusive, exactement comme elle diminuait tout à l'heure, à mesure qu'on s'éloignait du foyer de la chaleur interne, en se rapprochant de la surface du sol.
Enfin un autre groupe d'hypothèses concerne une troisième et dernière forme de métamorphisme, celle qu'on observe dans les massifs montagneux. Pour cette raison, on le qualifie de métamorphisme orogénique,- ou de métamorphisme dynamique (dynamométamorphisme).
Hitchkock en 1861, étudiant des bancs énormes et contournés de poudingues quartzeux à ciment de talcschiste, faisant partie des montagnes Vertes des environs de Vermont, avance que ce furent d'abord des poudingues ordinaires mais que le ciment en fut métamorphisé et ainsi passa à l'état de talcschite. Il pense en outre, comme on
I. Stanislas Meunier. La Géologie générale^ 2«édit., i vol. in-8«, Paris, F. Alcan, 1909.
LES THÉORIES MÉTAMORPHIQUES
Ta VU plus haut, que les galets eux-mêmes acquirent une certaine plasticité, de façon qu'ils furent allongés dans le sens des feuillets, et qu'ils sont souvent coupés avec autant de netteté que par « l'épée de quelque titan ». Ces galets se sont en outre impressionnés les uns les autres, de façon à ressembler à beaucoup de galets des Alpes et des Vosges.
Dans une semblable série, le métamorphisme perd graduellement de\ son énergie à mesure qu'on s'éloigne des lignes de travail maximum, c'est-à-dire des surfaces (géoclases) le long desquelles ont eu lieu les glissements orogéniques suivant la perpendiculaire aux plans de compression en même temps que s'atténuent les phénomènes mécaniques (seismes).
En résumé, le métamorphisme chimique — bathydrique, volcanique ou orogénique — est le résultat des opérations réalisées par les eaux, chaudes et minéralisées, qui circulent dans les profondeurs du sol.
Il faut y rattacher tous les changements de structure qui font passer les sédiments boueux à l'état de roches cristallisées, de roches concrétionnées, de roches oolithiques ou pisolithiques, etc. Cette conséquence fait voir quelle erreur commettait « l'unanimité des géologues », quand elle croyait à l'existence d'une époque métamorphique. Elle condamne en même temps l'opinion des géologues qui tendent à restreindre le sens du mot métamorphisme, en ne l'appliquant, à l'exemple de Vézian * qu'aux modifications subies par des roches placées dans des conditions