‹ L'évolution du Chartisme, 1837-1839Chapitre 38 sur 65 · NortUern Star, 18 mai · texte numérisé non relu

NortUern Star, 18 mai

— Reparaît laisser la décision des iiiesurcs ultérieures à la volonté populaire, alors qu'en réalité il engage délibérément les Conventionnels dans les voies de la vinlence ; par l'adoption du nianilesle et par sa mise en circulalion à dix mille exemplaires, le Parlement ouvrier abandonne d'une façon définitive les méthodes de la force morale pour les méthodes révolutionnaires. Le manifeste va fixer le sens de l'évolution. Par les considérants qui précèdent les huit questions, le manifeste cliarlisle de 1839 mérite d'être rapproché du manifeste communiste de 1847 : Il est un exemple dont pourront s'inspirer Karl Marx et Engels. A ce double titre, son élaboration et ses considérants intéressent l'histoire du mouvement ouvrier.

William Lovett raconte ainsi les travaux préparatoires du manifeste : « Plusieurs adeptes de la force physique discouraient avec abondance des mesures ultérieures sans paraître avoir des idées claires sur ce sujet ; des membres du parti modéré pensèrent qu'il convenait d'organiser une réunion pour arriver, après un débat approfondi, à une opinion précise, plutôt que de laisser introduire cette question par quelque tète chaude sans réllexion ni considération. « Une réunion de délégués eut lieu alors à l'Arundle CotTee-house pour discuter à fond la question avant d'en faire l'objet d'un débat public à la Convention. A ce meeting, de nombreux représentants assistèrent, un président fut nommé et chaque membre présent exprima à lourde rôle son opinion sur les mesures ultérieures à adopter au cas où la pétition serait rejetée. Lovett, en qualité de secrétaire, prit note des différentes opinions et des conclusions auxquelles on était arrivé et, dans la semaine, il les rédigea en la forme d'un manifeste : il fut décidé qu'on tiendrait une réunion dans les locaux de la W. M. A. pour le discuter clause par clause. Après discussion, le manifeste tout entier fut unanimement adopté, Mr. Halley de Dumfermline fut le seul opposant. Un comité fut nommé le jour suivant par la Convention pour prendre en considération la question des mesures ultérieures : il se composait de Frost, de Bussey, de Feargus O'Connor, de Pitkeilhly et de Mills, Lovett en était le secivtaire ; après quelques modifications, le manifeste fut adopté par le comité qui allait le présenter à la Convention lorsque la discussion en fut i-emise à la première séance de Birmingham '.

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