Friedlânder, Mœurs, etc., t. 1", p
mangeaient avec leurs maris et ne les appelaient jamais par leur nom\ Chez les Germains, le plus souvent monogames, 1 comme le dit Tacite S la femme était achetée; puis le prii d'achat se transforma en douaire accordé à Tépousée i titre de morgengabe, d'oscle (osculum), prix du premier baiser.
Les fiançailles germaines, qu'un motif sérieux pouvait seul annuler, ressemblent fort aux fiançailles latines, c'està-dire à une vente anticipée de la fille par les ayants droit. Chez les Germains, la fille avait, pour se marier, besoin du consentement soit de son père, soit de son plus proche parent. Veuve, elle appartenait, ayant été achetée, aux parent^ de son mari mort et ne pouvait convoler de nouveau sans leur autorisation ^ La féodalité du moyen âge se garda bien d'émanciper la femme, qui resta toujours mineure et même un pou moins, puisque dit le code Beaumanoir (titre LVII^: « Tout mari peut battre sa femme, quand elle ne veut pas obéir à son commandement ou quand elle le maudit ou quand elle le dément, pourvu que ce soit modérément el sans que mort s'ensuive. » Chez les Saxons, les Bourguij^nons, les Germains en général, la veuve était soumise à la tutelle de son fils aîné, dès qu'il avait atteint l'âge de quinze ans.
Au moyen âge, la femme surprise en flagrant délit d'adultère pouvait être exécutée par le mari, qui avait même le droit de réclamer l'aide de son fils*. Pourtant, aux ix'el X* siècle, chez les Saxons d'Angleterre, un progrès toul exceptionnel s'opéra. La jeune fille put se marier elle-même, ne fut plus répudiable â volonté, eut ses biens propres elses