Id.Jbid.y p
i. Id., Ibid., p. 177.
dans les cas où il arrîvail à une famille d^épuiser ses provi* sioDs, une autre venait aussitôt à son aide *.
Même quand on ne vivait pas dans des maisons communes, aujourd'hui encore chez les MofaicansJesDelawares, les Narranjîasetts, les Pequots, les Wyandots, les Missouris, les Minnilaris, les Crows, les Criks, les Chickasas, les Cherokis, etc., c'est la filiation maternelle qui était ou est en vigueur.
Chez les Iroquois, chez les Hurons, le père, dit Charlevoix, éliiil presque un étranger pour ses enfants, t Chez les Ilurons, rapporte ce même obser\*ateur, la dignité et les successions sont héréditaires par les femmes. C'est le lîls de la sœur qui succède; à son défaut le plus proche parent par la ligne féminine*. )>
« Chez ces peuples, dit Lafitau, les mariages se font de telle manière, que l'époux et l'épouse ne sortent point de leur famille pour fonder une famille et une cabane à pari. Chacun reste chez soi, et les enfants qui naissent de ces mariages appartiennent aux familles qui les ont engendrés, sont censés de la famille et de la cabane de la mère, et non point de celle du mari. Les biens du mari ne vont pas à la cabane de sa femme, à laquelle il est lui-même un étranger; et, dans la cabane de sa femme, les filles sont héritières par préférence aux mâles, qui n'y ont jamais que leur subsiir tance\ • En outre, dit encore LafiUiu, la cabane de la femme acquiert des droits sur la chasse du mari; toute la chasse lui revient durant la première année, la moitié seulement ensuite*.
C'étaient les mères qui négociaient les mariages, natu-