‹ L'Évolution du Parkinsonisme et le Devenir des ParkinsoniensChapitre 38 sur 51 · PULMONAIRE GUÉRI · texte numérisé non relu

PULMONAIRE GUÉRI

M... Marie : 37 ans.

Juin 1920. — Encéphalite grave accompagnée de som-

nolence, de diplopie, de paralysies étendues, et d’un tremblement très marqué à grandes oscillations, généralisé. Cette période de somnolence dure deux mois et demi, puis amélioration progressive, reprise des mouvements et disparition du tremblement. La malade a repris son travail pendant deux ans et demi, mais en

ND

Février 1923. — réapparition du tremblement, la malade quitte son travail.

Avril 1924. — Est hospitalisée à Brévannes.

Rigidité généralisée entraînant une bradycinésie très accusée et une attitude penchée en avant.

Il existe du tremblement des mains.

La malade est valide, elle se lève, s’habille et mange seule. L'état général est satisfaisant.

Février 1925. — Peu de modifications des troubles moteurs, lenteur considérable des mouvements. Le tremblement très menu, n'apparaît que par les efforts prolongés.

La malade s’habille et mange seule, la marche est lente, la pointe des pieds traînant sur le sol. L’état général est mauvais. Îl existe des troubles du sommeil, les cauchemars sont fréquents, la malade a des crises de somnanbulisme.

L’examen radioscopique de l’appareil respiratoire montre à gauche, une surcharge marbrée à la partie supérieure du hile et de la bronche supérieure, sous le premier espace interscostal antérieur. Le reste des poumons est normal.

Pendant les années 1926 et 1927, le parkinsonisme est stationnaire. L’état général s’est amélioré, la malade a repris 3 kg. 500.

Mars 1927. — Pleurésie séro-fibrineuse du côté gauche, liquide abondant avec troubles fonctionnels graves nécessitant plusieurs ponctions. Après chaque évacuation insuflation d’air à cinq reprises.

En juillet, la malade entre en convalescence, elle a perdu 10 kïlos pendant l’évolution de sa pleurésie.

Août 1927. — La malade a repris du poids. L'état général est bon il existe encore une submatité et une diminution du murmure vésiculaire à la base gauche. Une radioscopie pulmonaire montre l’absence de liquide et un sinus diaphragmatique gauche un peu gris mais libre,

Ociobre 1929. — {Très bon état général. Reprise de poids de 5 kilos. Le parkinsonisme s’est plutôt amélioré, le

DE: vais

tremblement n'existe qu'après les efforts, le facies est mobile et la démarche beaucoup plus facile qu’en 1927.

Février 1932. — Erysipèle de la face, traité par des injections intra-veineuses de 5 ce. de sapocridine. Disparition de l’érysipèle en trois jours.

Octobre 1932. — Parkinsonisme stationnaire et même amélioré.

La rigidité est très fruste, décélée par l'examen, mais non gènante pour la malade.

Le tremblement est léger aux membres supérieurs, 1l prédomine à droite.

La malade marche, s'habille et mange seule. L'état général est excellent. L’examen clinique et radiographique du poumon ne montre rien d’anormal.

Mars 1933. — Même état.

PARKINSONISME APPARU IMMÉDIATEMENT APRÈS L’'ENCÉ- PHALITE. L’ÉVOLUTION S’EST FAITE PAR POUSSÉES SUCCESsSIVES DEPUIS 1924 ET NE PARAIT PAS ENCORE TERMINÉE.

D... Louise : 28 ans.

Février 1921. — La malade présente un syndrome infectieux à allure grippale accompagné de somnolence pour lequel est posé le diagnostic d’encéphalite.

Juillet 1921 — La malade qui n’a jamais retrouvé un état le santé satisfaisant voit apparaître un tremblement léger du bras gauche accompagné de crampes musculaires, de mvoclonies et d’une asthénie marquée.

Férier ‘2. — La malade est hospitalisée à l’hôpital Larihoisière. La température se maintient à 399 avec frisso. et sueurs abondantes. Le tremblement du bras

One

gauche s’accentue, il est accompagné de douleurs. La malade reste trois mois à l'hôpital puis reprend ses occupations habituelles tout en conservant un tremblement de la main et de l’avant-bras gauche.

Juillet 1926. — À nouveau la température s'élève brusquement avec frissons et sueurs. Il existe de la raideur de la nuque et des douleurs dans les membres inférieurs. Cet épisode aigu dure une huitaine de jours, et la malade conserve des troubles de la marche qui devient saccadée.

Février 1927.— Nouvelle poussée fébrile, pour laquelle elle entre à la Salpêtrière.

13 mai 1927. — Elle est hospitalisée à Brévannes.

Distribution unilatérale du parkinsonisme.

La rigidité existe au membre inférieur gauche. Le membre supérieur gauche est en flexion, les doigts repliés dans la main. Îl existe à leur niveau un tremblement continu.

L'état général est satisfaisant. La malade se lève, s’habille, mange seule et se livre à des travaux de couture. La marche est facile quoique gênée par la rigidité du membre inférieur gauche.

Avril 1928. — Poussée évolutive qui entraîne l’extension du parkinsonisme au côté droit.

Décembre 1929. — La malade est confinée au ht.

La rigidité est importante. Le bras gauche en demiflexion est collé au corps, le poignet est fléchi sur l’avantbras, les doigts sont en extension forcée, le bras droit est en extension. Cette rigidité se retrouve également au niveau du membre inférieur gauche.

Le tremblement est généralisé et entraîne un mouvement de pédales au niveau des membres inférieurs. La malade ne peut plus ni se lever ni s’habiller ni manger seule. La marche est encore possible avec un aide.

Octobre 1932. — La malade est complètement graba-

OR

taire depuis 1 an 1/2. La raideur et le tremblement sont généralisés et très marqués.

Ils prédominent cependant à gauche.

La malade précise que l’évolution s’est faite par une série de poussées minimes d’abord à l’occasion des règles jusqu’en 1929. Depuis cette date les poussées ont été moins importantes et se sont traduites par une simple exagération de tous les symptômes.

Mars 1933. — Malade cachectique, grabataire. Il

semble que l’évolution se poursuit encore.

PARKINSONITSME APPARU TROIS ANS APRÈS L'ENCÉPIALIITE. AGGRAVATION PROGRESSIVE EN QUATRE ANS. SIABILI- SATION DEPUIS TROIS ANS.

R... Raymond : 24 ans.

. Février 1920. — Le malade est atteint de somnolence accompagnée de délire et de diplopie. Le diagnostic d’en- .céphalite est posé. Il reste alité deux mois. puis il reprend son travail.

Mars 1923. — Le malade accuse une gêne des mouvements aux membres supérieurs par suite de la raideur qui apparaît à ce moment.

Août 1923. — Apparition du tremblement aux membres supérieurs.

Janvier 1924. — La rigidité apparaît aux deux membres

inférieurs ce qui gène beaucoup la marche qui devient rapidement à peu près impossible.

Juin 1924. —— Des troubles de la parole surviennent, sur lesquels on n’a aucune précision.

6 Juillet 1926. — Entre à Brévannes.

RFO TRE

La rigidité est généralisée, accusée aux membres inférieurs. ;

Le tremblement généralisé est augmenté par les efforts.

La parole est difficile. La prononciation défectueuse.

L'état général est excellent. Le malade se lève, s’habille et mange seul, mais la marche est très difficile.

1927. — Même état.

Décembre 1929. — L'état est sensiblement stationnaire plutôt amélioré fonctionnellement. Le malade marche mieux et se livre à quelques petits travaux manuels.

Juin 1932. — Cette tendance à l'amélioration persiste. On croirait à une diminution de la rigidité.

Mars 1933. — Le parkinsonisme reste inchangé.

PARKINSONISME APPARU CINQ ANS APRÈS L'ENCÉPHALITE. LA PÉRIODE D'EXTENSION À DURÉ TROIS ANS. PARKIN- SONISME STABILISÉ DEPUIS D ANS.

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