‹ L'évolution du vers français au dix-septième siècleChapitre 208 sur 247 · Odes et Ballades, I · texte numérisé non relu

Odes et Ballades, I

Hiatus. Cacophonie. Vers monosyllabiques.

Bien entendu, on ne trouve pas dans ses œuvres sérieuses un seul hiatus. Les exemples qu'on en pourrait citer figurent dans les vers de la première jeunesse, dans ses billets à Vitart :

yai aussi le manche agréable. (IV, 200, 17. j II n'y a tête qui résiste. (IV, 201, 40.)

On serait en droit de supposer qu'il considérait l'hiatus comme tolérable dans les vers familiers, les plaisanteries rimées, car, dans les épigrammes sur la signature du formulaire qui sont de 166/i, et qu'on lui attribue vraisemblablement ', on trouve l'hiatus suivant*:

Non que je Taye ou lu ou lu. (IV, 228, 47.)

De même dans les Plaideurs :

Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne. (II, 203, 711.)

Dans les tragédies, on ne rencontre que le faux hiatus d'une voyelle devant oui, très rarement, et au début seulement :

Oui, oui, cette vertu sera récompensée. |I, 437, 671.) Croyez-vous la fléchir? — Oui, oui, mon cher Attale. (I, 479, 1421.) Oui, oui.... Mon frère vient; et nous allons apprendre. (I, 5.^7, 729.) Oui, oui, si mon amour ne peut rien obtenir. (1, 383, 1303.) Oui, oui, Porus, mon cœur n'aime point à demi. (I, 592, 1479.) Oui, oui, vous me suivrez, n'en doutez nullement-.

Quant aux hiatus qui sont insuffisamment évités par un e tout à fait muet, ils sont fort rares dans Racine. A propos de ces deux vers,

Hector tomba sous lui, Troiexpiva. sous vous (II, 48, 148;; Allez donc, et portez cette Jorà mon frère (II, 317, 1303),

Marmonlel dit : « Il y a peu d'hiatus aussi rudes que celui de ces deux vers : la règle qui permet cette élision et qui défend l'hiatus est

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