PRINCIPALES BANQUES DE POLOGNE
autre accroissement des dépôts d'épargne de 12 à 25 millions de zloty.
Etant donné que les fonds déposés dans cette institution en comptes courants et en dépôts d'épargne sont remboursables à vue, les réserves en cspèces de la caisse doivent être augmentées en conséquence. Ses diponibilités peuvent être estimées à 50 % des fonds payables à vue, dont 40 en espèces déposés, soit dans ses caisses, soit en compte à la Banque de Pologne.
La politique de crédit pratiquée par la Caisse d'Epargne Postale a subi, en 1926, une modification essentielle dans son programme en ce sens que les prêts individuels par elle accordés jusqu'alors sont supprimés et que son activité a été limitée aux subventions de crédit accordées aux caisse communales d'Epargne et aux Sociétés coopératives de crédit.
$ 2. — Banques privées.
Les banques privées ne remplissent pas en Pologne le rôle qu’elles devraient jouer. À l’époque de l'inflation, leur nombre dépassa considérablement les besoins du pays, le gouvernement n'étant pas assez énergique pour pouvoir remédier à une telle
situation.
Ces banques furent l’objet des critiques justifiées
du professeur Kemmerer qui, dans son rapport,
s'exprime à leur sujet, en ces termes :
102 L'ÉvoLurioN RCONOMIQUE DE LA POLOGNE
« Au cours des quelques années qui suivirent la « guerre,sous la poussée de l'inflation, des centaines « de banques nouvelles furent fondées et des suc- « cursales ou agences ouvertes sans la moindre « restriction, La majorité de ces institutions nou- « velles avait une direction incompétente et un « personnel inexpérimenté. »
L'inflation terminée, on constata que le capital de la majorité des banques était investi dans des immeubles, À l'heure actuelle, la situation de beaucoup d'entre elles est telle qu'elles ne pourraient guère, dans les conditions économiques présentes,
aliser, en cas de liquidation, des fonds suffisants pour payer en totalité leurs créanciers, mème si elles parvenaient à vendre à un bon prix leurs immeubles et leurs actions.
En dehors de quelques banques, financées par des capitaux étrangers, et de quelques autres exelusivement polonaises, là plupart des banques privées se trouve actuellement dans une situation qui exelurait toutes possibilités de liquidation.
Leur personnel consacre la majorité de son temps à gérer les propriétés de la banque et lès gages en nantissement des avances accordées. De plus, la situation des banques s'aggrave du fait que leurs immeubles sont pour elles une lourde charge. Ainsi, les fonds restant disponibles pour alimenter les crédits nécessaires à la elientèle sont très restreints.
Dans ces conditions, il est manifeste que la plupart des banques ne font que végéter. Un retrait
hits lat. à. dd
tofu iin ipieé,