‹ L'Évolution Industrielle Russe: Depuis la Fin du XIXe SiècleChapitre 116 sur 127 · La porcelaine · texte numérisé non relu

La porcelaine

(D’après Soviet Union Year-Book.)

La demande du marché en articles de porcelaine, ainsi que les progrès de la fabrication, ont considérablement influé sur l’augmentation de la production, ainsi que l’indiquent les chiffres suivants :

Nombre d'ouvriers ........ 14.400 17.000 21.400 Production en milliers de

roubles suivant les prix d’'avant-guerre ....... .. 19.634 8.349 11.033

. Les statistiques précédentes indiquaient vingt entreprises constituées en trusts. En 1926, le nombre de ces établissements a atteint 21. L'augmentation du pouvoir d'achat de la population a déterminé dans une large mesure l'augmentation de la production des articles en porcelaine, comparativement à l’année précédente. |

294 L'ÉVOLUTION INDUSTRIELLE RUSSE 3. — Le papier

La Russie a toujours importé du papier, car la production nationale était insuffisante pour satisfaire à la demande. Le papier importé venait principalement de Finlande : 96,7% du total en 1913. Le nombre des usines en activité en 1913 était de 130, 25.000 ouvriers y travaillaient ; à cette époque, la production du papier et du carton était de 147.000 tonnes (Soviet Union Year-Book).

En 1920, la production mensuelle du papier journal ne dépassait pas 980 tonnes alors que les seuls organes soviétiques en consommaient 2.000 tonnes par mois.

En 1920, la production de la région de Pétrograd était :

Janvier CU EN ReTATTS neRrt 178 tonnes À PU nn M An AE Pen LR ET 1064 RAR LL Pre A DER S Run à OM AAUAGEE OU LE TR RTE RER LE SOPDLEMDrE NS S BE IR Le 770 —

La diminution était due au manque de combustible qui arrêtait le travail, au ravitaillement médiocre en matière première et au manque d'ouvriers qualifiés (Bulleiin quotidien).

Les statistiques de 1924-1926 ont indiqué les chiffres suivants : (Soviet Union Year-Book).

Nombre d'ouvriers sm Le 083 27.328 30.458 Production du papier en tonnes ..... 213.193 251.429 — carton — ..... 20.168 24.412

— pâte de bois, etc., en tONNes EST PANNES 108.660 127.621

Valeur en milliers de roubles, suivant les prix d’avant-guerre .......... 43.267 50.523

4, — Le cuir

Le Bulletin quotidien a publié en février 1926 une étude sur l’industrie du cuir, d’après M. Jordavski, dans le journal Le Cuir. En voici le résumé.

Les diverses industries du cuir sont groupées sous la direction de l'Etat dans la proportion de 90 ‘/. Le reste est représenté par des petites entreprises qui ne possèdent pas une organisation industrielle moderne. Les tanneries et les fabriques de chaussures les plus importantes de chaque région constituent des Trusts. Le Syndicat Panrusse du Guir dirige l’ensemble de la production et du commerce du cuir et des chaussures dans VU. R. S.S. | |

Au 1er octobre 1924, l’industrie syndiquée comprenait les entreprises suivantes :

Nombre à Nombre d'ouvriers d’entreprises par entreprise SG NES ER MERE RUE PER 69 175 CDs NTM ee TL 18 431 IBourrelleries n,:.,,-rsree..4... te. 2 122 Corroieries-Mégisseries ....:........ 26 94 Pelleteries (peaux de mouton)....... 5 196 AUVTES IRAUBDPIERM rad 2e e sie ele 0 à à 13 [ES

La production totale de l'industrie d'Etat pour l’exercice 1923-1924 a été, en peaux et en chaussures :

296 L'ÉVOLUTION INDUSTRIELLE RUSSE Grandes Petites peaux peaux

Industrie syndiquée. 3.451.000 2.971.000

— non syndiquée . 1.548.000 1.175.000 4.999.000 4.146.000 Chaussures Chaussures

lourdes légères

Industrie syndiquée. 1.409.000 2.060.000

— non syndiquée . 80.000 766.000 2.826.000

Total calculé en grandes peaux

Total calculé en chaussures lourdes

Le tableau suivant permet de comparer la production

de plusieurs années du régime soviétique à celles de 1913 et de 1916. |

Total calculé Pourcentage

Années en grandes peaux par rapport à 1913 1913 8. 432. 000 | 100 1916 10.867.000 129

En 1924-1925, il a été produit 6.700. 000 grandes peaux et 5.700.000 petites, soit 34% en plus par ee port à la période 1923-1924.

Au cours de l'exercice 1923-1924, l'industrie syndiquée du cuir a utilisé les quantités suivantes de tanin

et d'extraits.

| Poids de tanin Tanins et extraits

pur (en pouds) Tanins russes (écorces de saule, chêne, sapin ébiautres) EL 22 PUR ee PROS RTS 247.900 Tanins étrangers (sumac, mimosa, manglier, | quebracho:et atrtres) M LR 159.100 Extraits (quebracho et autres) ............. 427.000

Extrait russe liquide

ble, vise Cie Rte ea ele ie 57076

Afin de se libérer du marché étranger, le Syndicat a entrepris la construction d'usines destinées à la fabrication des extraits par l’utilisation des tanins russes. En 1924-1925, la production mensuelle des fabriques d'extraits s'élevait à 58.000 pouds se répartissant ainsi :

Usine.de Taganrog .....,...... 7.000 pouds te MALO ee NAT 2000 ES PRIME 2 9e Po RNE TE à 20.000 —

A D UNASSIIKOV 42, : 8.000:

En ce qui concerne les tanins d’origine minérale, l’industrie se les procure à l’intérieur du pays.

En 1926, le représentant de l’Union Panrusse des Coopératives industrielles a présenté un rapport au Congrès des Unions de Koustari du Cuir et de la Chaussure. Il résultait de ce rapport que plus de 600.000 ouvriers travaillaient avant la guerre dans cette branche de l’industrie. Les articles qu'ils fabriquaient, destinés principalement à la population ruraïe, représentaient une valeur de 282 millions de roubles par an. La grande industrie consacrait son activité particulièrement à l’apprêt et au traitement des peaux que les Koustari utilisaient à la confection des chaussures, des vêtements, des articles de bourrellerie, etc. La guerre et la Révolution déterminèrent la diminution du nombre des Koustari et l’amoindrissement de la production. L'industrie de la chaussure fut d’ailleurs la moins éprouvée.

Au mois de juillet 1926, le nombre des artisans et-des Koustari, groupés dans les coopératives du cuir, atteignait 23.000, répartis en 702 artels. Au 1°7 janvier 1925, ce chiffre n’était que de 14.000 ; l’augmentation était

donc de 65%. Ce nombre était encore insuffisant, car 7%, seulement de l’ensemble des ouvriers du cuir faisaient partie des coopératives. Cette situation s’expliquait en partie par le fait que l’Union Panrusse des Coopératives industrielles, faute de ressources, n’avait pu jusqu'alors assurer aux Koustari groupés en coopératives, la fourniture des matières premières et des articles semi-fabriqués.

Parmi les matières d'importation, c'était le tanin qui faisait le plus défaut : les coopératives en avaient demandé 30.000 pouds et n’en avaient obtenu que 9.000.

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