‹ L'Évolution Industrielle Russe: Depuis la Fin du XIXe SiècleChapitre 90 sur 127 · À. — LE MANGANÈSE · texte numérisé non relu

À. — LE MANGANÈSE

Avant la guerre, le marché mondial était en majeure partie approvisionné en minerai de manganèse par les trois pays suivants : la Russie occupait la première place avec 35 % de la quantité totale, les Indes anglaises avec 22,8 % et le Brésil avec 10 % venaient ensuite.

La guerre atteignait très sensiblement la production de manganèse russe dont l'extraction fut réduite à 90.000 pouds en 1917. En 1918 et 1919, l'exploitation des mines fut complètement arrêtée. Cette situation fut très favorable aux Indes et surtout au Brésil qui tripla l'importance de son exportation.

Toutefois, le minerai russe étant d’une qualité très supérieure, l’exportation, à peine commencée sous le régime soviétique, aurait dépassé de beaucoup l’extrac- * tion, d’après la Vie économique. L’exportation n'était donc possible que par l'existence des anciens stocks.

Pour les 9 premiers mois de l’année 1920, l'extraction n'aurait atteint que 207 millions de pouds, soit 76,7 % de la quantité prévue par le programme.

La Vie économique des Soviets a indiqué les productions totales suivantes : 5.009 millions de pouds en 1922, 7.520 en 1923.

Le Journal of Commerce du 3 octobre 1924 annonçait que les gisements de Tchiatouri, en Géorgie, avaient été acquis par la Société W. A. Harriman and C°, de

New-York, après une lutte acharnée de plusieurs mois contre des concurrents anglais, allemands, français et hollandais.

Le contrat accordait pour 35 ans à la Société Harriman le monopole des exportations de manganèse de Russie. Il spécifiait la construction de docks, cales sèches, quais d'embarquement et gare maritime sur la mer Noire, à Poti, qui est depuis plusieurs années le centre d'exportation du manganèse géorgien.

La concession s’étend sur une surface de 10.000 acres. Les gisements de Tchiatouri sont considérés comme les plus grands et les plus productifs du monde ; on estime qu'ils renferment environ 100 millions de tonnes de minerai, quantité capable d’assurer la consommation mondiale pendant un demi-siècle. D’après la Vie économique, l'extraction de Nicopol se serait brusquement élevée de 400.000 à 830.000 tonnes au cours de l’exercice 1925-1926. Cet accroissement serait dû aux grands progrès réalisés dans la mécanisation de l'exploitation. En particulier, les monte-charges à chevaux auraient été remplacés par des engins électriques.

B. — Le CUIVRE.

Au cours des années qui ont précédé la guerre, la production de l’Oural s’est élevée plus rapidement que celle des autres territoires. Pendant la guerre, le cuivre fut extrait presque exclusivement de l’Oural :

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Pour la période 1921-1995, l'extraction totale nous est fournie par une statistique de la Vie économique :

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RSA En ae 69.458 —

Pendant l’année 1922-1923, le trust de l’Oural a extrait 50.800 tonnes de pyrites et il a produit, en particulier, 1.377 tonnes de barres et 1.893 tonnes de fils et lingots.

Au cours de cette période, la demande sur le marché russe a été très faible ; les seuls consommateurs ont été le Trust d'Etat des métaux non ferreux et le Trust pour la construction des machines électriques.

D’après la Vie économique, les réserves de cuivre de l'Oural seraient de 36.400.000 tonnes représentant environ 680.000 tonnes de cuivre pur.

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