Leg. Bavar., XVIII, Ut. VIII
îlle punit même l'avortement commis par un ingénu sur une esclave, mais la peine est seulement de 20 sous payés au maître delà femme4. Dans ce cas on dédommage simplement ce dernier du préjudice pécuniaire qui lui a été causé, comme on le ferait pour un animal domestique. Néanmoins ces lois contre l'avortement honorent la législation germanique. En effet, chez la plupart des peuples sauvages ou même barbares, l'avortement est regardé comme un acte tout à fait insignifiant, qui ne tombe sous le coup d'aucune loi répressive ; par conséquent les mœurs germaniques se relèvent sur ce point particulier ; mais là encore il faut très probablement reconnaître l'influence chrétienne. Sur ce terrain spécial, la Loi salique se distingue entre toutes en punissant de 62 sous la stérilisation de la femme d'autrui par maléfices9; car les Germains avaient naturellement des superstitions équivalentes à celles des autres barbares de tous les temps et de tous les pays.