‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 30 sur 538 · bid · texte numérisé non relu

bid

ehoix, s'apparier; après quéi, les époux s'isotent' et vivent en famille temporaire durant une saison. Chez certaines espèces, notamment chez les gallinacés, le mâle abandonne souvent les jeunes aux soins de sa femelle, pour venir plus lard, quand la famille est élevée, s'assujettir alors la couvée et former la plus rudimenlaire des sociétés, une très petite horde, qu'il gouverne despotiquement et dont il use pour ses plaisirs. D'autres oiseaux mâles, par exemple le canard eider, abandonnent régulièrement et pour toujours la femelle dès que l'incubation a commencé '. Dans ce cas la société familiale ne peut plus être que maternelle. Beaucoup d'espèces d'oiseaux, vivant isolément et en famille pendant le jour, éprouvent, le soir, le besoin de satisfaire un instinct social plus large en se réunissant en grandes assemblées où tous les assistants manifestent par un gazouillement incessant la joie qu'ils éprouvent à voir leurs semblables. Les corneilles tiennent des clubs de ce genre dans des lieux déterminés et s'y rassemblent en grand nombre, mais prudemment, après avoir chargé des éclaireurs de faire au préalable une exploration du pays^. Certaines espèces, plus développées au point de vue social, forment de véritables groupes ethniques^ des communautés permanentes. Ainsi font les freux, qui bâtissent leurs nids en commun, cherchent leur nourriture en commun, et, le soir, tous ensemble, regagnent leur gite nocturne, leur cité\ Il est des es« pèces chez lesquelles l'instinct communautaire est plus puissant encore; par exemple, les salanganes, qui travaillent indifféremment à tous les nids de leur peuplade, ne distinguant pas le tien du mien, et enfin l'oiseau, justement

Page 1