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i. Strabon, lU, ch. iv, 16.
:{. Ibid.y 111, ch. IV, 5.
encore amollie la civilisation, était extrême. On voyait les mères tuer leurs enrants plutôt que de les laisser tomber enlre les mains des Romains. Leurs prisonniers mis en croix par les vainqueurs entonnaient un chant de triomphe *.
Ces mœurs sauvages impliquent l'existence en tribus et clans. Nous savons, en effet, que les Canlabres en étaient encore à peu près à la filiation maternelle, quMls pratiquaient la couvade', que les Yaccéens faisaient, chaque année, des allotemcnts de terre, cultivaient en commun et punissaient de mort quiconque détournait quoi que ce fùl de la récolte appartenant à tous^. Cela nous suffit pour affirmer que toutes ces populations n'avaient point dépassé le stade de la tribu républicaine, subdivisée en clans consanguins. Des vestiges nombreux d'un ancien état social du même genre subsistaient aussi dans la Gaule; mais là révolution politique était plus avancée.